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Travail dominical : le bilan un an après

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 04 / 2015
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Un an après l'entrée en vigueur de la loi sur le travail dominical, quel bilan tirer de ces nouvelles dispositions ? 
Premier constat :  elle n'a pas entraîné de généralisation massisse des ouvertures. "Ce n'est pas la généralisation du travail le dimanche que craignaient certains, ni une loi creuse, qui ne sert à rien, comme l'estimaient d'autres", souligne-t-on au ministère du Travail.

En ce qui concerne les chiffres : 41 zones et 566 communes ont été classées d'intérêt touristique, soit seulement 5 de plus qu'il y a un an. En outre, 19 PUCE (Périmètre à usage de consommation exceptionnel) ont été créés dans les agglomérations de Paris, Lille et Marseille, ce qui a permis de légaliser les pratiques de nombreux centres commerciaux (Plan de Campagne, près de Marseille...). A terme, le gouvernement table sur 30 à 40 PUCE. La délimitation de ceux-ci suscitant souvent des critiques.

De leur côté, les syndicats déplorent les inégalités entre salariés des zones touristiques, et ceux des PUCE, où la loi prévoit une rémunération double, alors qu'ils peuvent faire partie de la même entreprise. "La loi Maillé n'a fait qu'aggraver les inégalités entre les salariés", a indiqué la CGT dans un communiqué.

La situation de Paris reste épineuse. Le maire de Paris a demandé la transformation des 7 zones touristiques existantes en PUCE, afin de garantir des conditions plus avantageuses aux salariés. Cette demande a été refusée par la préfecture ; ce classement aurait, il est vrai, compliqué la situation des petits commerçants.
Le Maire de Paris refusant par ailleurs de classer le boulevard Hausmann en zone touristique (en plus des 7 zones existantes).
On le voit, le débat sur le travail dominical est loin d'être clos.


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