Logo cession commerce
Un mois de septembre maussade pour l’hôtellerie

Un mois de septembre maussade pour l’hôtellerie

Le temps s’assombrit pour les hôteliers français. A Paris et en Ile-de-France, les performances sont en baisse, elles se maintiennent en province.

Par Sophie MENSIOR - le 08/11/19

Après des performances, qui ont stagné pendant les vacances d’été, l’hôtellerie ralentit encore un peu plus pour le mois de septembre. Paris et l’Ile-de-France affichent des performances en baisse tandis que la province se maintient comme elle peut, selon l’Observatoire des performances hôtelières UMIH_Olakala destination de septembre 2019.

Si les chiffres se révèlent très proches du mois d’août, ils ont encore baissé. Pour preuve : seulement +0,3 point d’occupation supplémentaire pour un taux d’occupation qui passe à 77,7 %, un prix moyen qui compense ce manque de clients dans les hôtels, en hausse de +2,7 % (prix moyen : 108,10 €) qui conduit à un « RevPar (revenu par chambre disponible) artificiellement en hausse de + 3,1 % » selon l’Observatoire, s’établissant ainsi à 84 € HT.

Augmentation des prix

En effet, les prix augmentent partout en France, à l’exception du haut de gamme à Paris et du milieu de gamme en Ile-de-France (hors Paris). La capitale est dans le rouge en septembre ; elle perd -0,4 point d’occupation pour un TO (taux d’occupation de 88,6 %) et sa région -1,7 point (TO de 88,6 %). L’occupation de ces deux parcs chute à 84,6 % en recul de 1,2 points.
 

A Paris, c’est surtout l’hôtellerie économique qui est en difficulté avec une chute de TO de 2,7 points. Alors que ce segment enregistrait la meilleure performance, il y a un an, en septembre 2018. Dans le reste de l’Ile-de-France (hors Paris), c’est le moyen de gamme qui perd des parts de marché avec un TO en recul de -2,9 points.
 

Dans les autres régions de France, le ciel est plus dégagé. Le TO est en croissance de + 1 point pour arriver à 74,3 % rattrapant progressivement la région francilienne (84,6 %). Les prix connaissent, de leur côté, une belle progression (+4,9 %), avec une moyenne de 87,30 €. Quant au RevPAR, il réalise un score de + 6,3 % pour atteindre 64,80 €. Tous les segments sont en croissance, et plus les prestations sont élevées, meilleures sont les performances.