Cession Commerce

Vers une libéralisation du marché de l'optique

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
Suivre sur Twitter

Vers une libéralisation du marché de l'optique

Dans le cadre du débat concernant le projet de loi sur la consommation, deux amendements ont été déposés visant notamment à favoriser la vente en ligne de lunettes.

Le marché français de l'optique pourrait son visage complètement modifié. Deux amendements visant à le libéraliser ont été déposés par le groupe socialiste dans le cadre du débat sur le projet de loi Hamon sur la consommation.

Selon les Echos,
"le premier amendement libéralise le secteur en cassant le monopole des opticiens". Jusqu'à présent, seul un opticien diplômé pouvait détenir un fonds de commerce d'optique. Si ces nouvelles dispositions étaient adoptées, n'importe qui pourrait s'installer, à condition qu'il salarie un opticien diplômé.

Le second amendement a pour but de favoriser la vente en ligne de lunettes correctrices ; jusqu'à présent, ce sont essentiellement les lentilles qui sont vendues sur Internet. Cet amendement demande aux ophtamologues d'inscrire sur les ordonnances l'écart pupillaire du patient, en plus de ses corrections. Pour le patient, il était difficile de réaliser par lui-même ce type de mesures nécessaires au bon réglage des verres. Avec cette donnée, il pourra aller sur Internet pour commander ses lunettes sur mesure.

Pour le ministre Benoit Hamon , «cette avancée décisive pourrait, non pas libéraliser, mais faciliter la mise à disposition d’un produit utile aux Français, à un prix beaucoup plus favorable à leur pouvoir d’achat que le prix actuel.» Toujours selon les Echos, on estime dans l'entourage du ministre que ces deux mesures vont permettre au e-commerce de prendre 10 % du marché de l'optique, avec des prix inférieurs de 30 à 40 % à ceux des opticiens traditionnels.

Ces mesures, qui ne devraient pas faire plaisir aux opticiens indépendants, doivent être débattues à l'Assemblée Nationale lundi 16 décembre.

< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises