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Vin : une consommation moindre mais plus qualitative

Par Sophie MENSIOR - Le 17 / 10 / 2016
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Le Credoc a réalisé, à la demande de la Confédération des Vignerons Indépendants de France, en 2007-2008 une étude approfondie sur la situation du vin, pour mieux la comprendre et s'adapter à cette nouvelle donne. 
Premier enseignement :  le vin est reconnu par 51 % des français comme le deuxième produit présentant des risques pour la santé, derrière la charcuterie (71 %), d'après l'étude CCAF (Comportements et consommations alimentaires en France) 2007. Cette prise de conscience est récente, puisqu'en 2003, ils n'étaient que 26 %.
Le Credoc note que la consommation totale de vin en France est à la baisse, passant de 54,4 millions d'hl en 2005 en 1975 à 33,5 millions d'hl en 2005, soit une baisse annuelle moyenne de 1,6 %. Si la progression des préoccupations santé joue un rôle important dans cette baisse, ce n'est pas la seule raison. La réglementation en matière de communication est plus stricte, et de profonds changements de comportements sont apparus parmi les générations les plus jeunes.
Consommer moins mais mieux.  Pour ces jeunes générations, la façon d'appréhender le vin a changé : de boisson d'accompagnement du repas, de qualité ordinaire, il est devenu un produit plus rare, consommé en des occasions festives. En passant du vin de consommation courante au produit de qualité, le vin s'est embourgeoisé. Si la consommation était fortement ouvrière au début du XXème siècle, elle concerne plus souvent les classes supérieures aujourd'hui : 61 % des cadres et professions libérales consomment régulièrement du vin sur une semaine en 2007, alors que seulement 40 % des employés et 46 % des ouvriers sont dans cette situation.
De plus en plus de femmes dans la filière.  Bastion traditionnellement masculin, le vin enrôle de plus en plus de femmes  : propriétaires, sommelières, oenologues. Elles constituent 45 % des consommateurs et, en grande distribution, 78 % des vins sont achetés par des femmes. Elles recherchent des vins plus légers, de préférence des vins blancs.
En réponse à ces nouvelles tendances de consommation, le secteur vitivinicole a réagi : nouveaux conditionnements, nouvelles étiquettes, déclinaison par cepage... mais aussi développement d'un vignoble issu de l'agriculture biologique, de l'oenotourisme et d'une image de proximité mise en avant par les appellations des produits.

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