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Bâtir son plan de financement

Par Sophie MENSIOR - Le 15 / 04 / 2011
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Effet de levier

Outre l’emprunt bancaire, qui va couvrir environ 70 % des besoins, le repreneur pourra aller chercher d’autres capitaux. Tels que les prêts d’honneur, qui peuvent être octroyés par des plates-formes d’initiative locale. Ces prêts sont accordés sans exigence de garanties, fréquemment à taux nul ou à des conditions avantageuses.
Plusieurs réseaux existent sur le marché français : France Initiative, qui délivre des prêts allant de 5 à 15 000 euros, ou encore France Active, ces deux plateformes étant destinées aux plus petites structures ; Réseau Entreprendre,  pour les plus gros projets, avec des prêts allant de 15 à 50 000 euros. « Ces prêts d’honneur peuvent servir à financer les besoins en fonds de roulement, notamment le stock de démarrage », indique Cyrille Pineau.

Autre avantage : ils font effet de levier. « Leur but est de compléter les fonds propres de la personne pour lui permettre d’emprunter », indique Gyl Coppey, adjoint à la déléguée générale de France Initiative. Les banquiers seront en effet rassurés de savoir que le porteur de projet est suivi par un réseau d’accompagnement, cela signifie qu’il a déjà effectué une bonne préparation du dossier et que celui-ci a reçu l’agrément de la plate-forme. « Nous préparons le porteur de projet à converser avec son banquier pour l’aider à obtenir son emprunt », renchérit Gyl Coppey.

Autre moyen pour faire grossir son apport : le prêt à taux zéro Nacre, destiné aux personnes sans emploi, et qui peut monter jusqu’à 10 000 euros. « Son problème c’est qu’il est long à débloquer », commente Cyrille Pineau (Strego). « Mais attention, prévient l’expert-comptable. Depuis janvier 2011, les fonds octroyés par l’Etat sont divisés par deux. Dans les faits, les prêts vont être réservés aux personnes en grande difficulté, comme les bénéficiaires du RSA ; ils seront limités aux petits dossiers, qui n’ont pas de grands besoins ».

A signaler que le repreneur aura la possibilité de cumuler un prêt d’honneur avec un prêt Nacre.

Par ailleurs, le porteur de projet devra étudier s’il peut bénéficier de primes régionales, cela peut être des subventions versées aux jeunes de moins de 25 ans ou alors à des créateurs de plus de 50 ans. Ces primes, qui sont variables selon les régions, peuvent monter jusqu’ à 6 000 euros par personne.

Il peut y avoir également des aides selon les professions exercées. Par exemple, une aide du brasseur pour les bars, qui consiste en un système de garantie de prêt et d’avance. Pour les boulangers, cela peut être un prêt minotier.

Sous certaines conditions d’éligibilité, le porteur de projet pourra bénéficier du Prêt à la création d’entreprise (PCE) d’Oseo. Réservé aux petits dossiers, (programme de 45 000 euros HT),  il est d’un montant maximum de 7 000 euros sur 5 ans, et adossé à un prêt bancaire d’au moins le double.

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