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Bâtir son plan de financement

Par Sophie MENSIOR - Le 15 / 04 / 2011
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Bien construire son dossier

Pour décrocher son prêt, le repreneur devra présenter au banquier un dossier clair et précis, ce qui lui permettra d’appréhender son profil et les données financières. Il est conseillé de se faire aider par des experts lors de cette opération.

Convaincre le banquier de vous accorder un prêt va constituer une opération délicate, qu’il faudra avoir bien préparée, surtout dans un contexte économique difficile.

« Le porteur de projet doit constituer un dossier de présentation « le business plan », qui permet de comprendre qui il est, quelles sont ses motivations et d’analyser les éléments concrets. Le banquier est particulièrement attentif à l’état du marché, au chiffre d’affaires prévisionnel, à la rentabilité attendue et au niveau d’endettement », indique le CIC.

Car le banquier voudra s’assurer que la rentabilité de l’entreprise permettra de rembourser le prêt. « La banque assure un rôle d’écrémage des projets, si le repreneur essuie un refus, cela peut l’inciter à mieux réfléchir, à peaufiner son projet », estime Guy Boddaert, expert-comptable chez In Extenso pour la région Nord Pas de Calais.

Pour Claire Bony-Coupard, expert création, reprise, transmission à Crédit Agricole Sa et Sébastien Chambard, expert produits de financement pour les entreprises à Crédit Agricole SA, l’important est que l’homme soit bien en adéquation avec son projet, et qu’il connaisse bien  ses motivations. « En tant que banquier, nous demandons à avoir le plus d’informations possibles sur son projet, son offre et quel est l’état du marché sur lequel il veut se lancer, accompagnées des  données financières (compte de résultat prévisionnel, bilan prévisionnel…) », indiquent les deux spécialistes de la banque.

Le profil du repreneur sera étudié à la loupe : est ce que ces compétences, et son expérience lui permettent de mener à bien son projet ? S’il vient d’un univers différent, est ce qu’il a suivi une étape intermédiaire de formation ?  « S’il ne vient pas du secteur dans lequel ils veut se lancer, il faut qu’il y ait tout de même une cohérence », mentionnent Claire Bony-Coupard et Sébastien Chambard. Et s’il n’a pas les compétences requises, il devra s’entourer des bonnes personnes, afin de pallier par exemple l’absence de connaissances techniques.

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