Cession Commerce

Choisir le bon emplacement

Par Sophie MENSIOR - Le 16 / 03 / 2009
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Un classement des emplacements

Afin de déterminer quels sont les critères qui font que certains emplacements marchent mieux que d’autres, la profession immobilière a mis au point un classement : l’emplacement n°1, l’emplacement n°1 bis et l’emplacement n°2.
« Ce système fonctionne partout, dans un centre-ville, dans une galerie marchande. Derrière ce classement, il y a le chaland qui passe », précise Pascal Madry (Procos).
Dans une galerie marchande, l’emplacement n° 1 est la zone la plus fréquentée, celle qui se situe à la sortie des caisses de l’hypermarché, elle sera donc la plus chère. Après, on aura la zone située entre le secteur sortie de centre commercialcaisse de l’hyper et l’entrée principale du centre commercial.

Ce raisonnement fonctionne également en centre-ville. Il s’agira de se caler sur les locomotives (Monoprix, la Fnac, H& M, Zara, les grands magasins ou encore une grande librairie indépendante, type le Furet à Lille) et de voir les flux qu’elles génèrent. Ainsi les rues n °1 se situeront autour des locomotives, les numéros 1 bis seront perpendiculaires ou dans le prolongement des rues n° 1, c'est-à-dire qu’elles profitent du  flux mais il y a une érosion du trafic. Dans les rues n°2, un peu plus excentrées, on trouvera généralement les commerces de proximité. « Le principe, c’est d’avoir une locomotive qui va générer du flux », résume Pascal Madry.

L’idéal étant de se rapprocher de la rue numéro 1, mais là, ce sera avant-tout une question de budget…

Ne pas se focaliser sur l’axe n°1

Les situations vont varier selon les types d’activité. Si tous les commerces peuvent bien s’exprimer sur l’axe numéro un, certains peuvent cependant être placés sur des emplacements secondaires. Pour tous les concepts spécifiques, la clientèle peut se déplacer, par exemple pour la décoration, l’équipement de la maison, l’électroménager. Autre exemple, un magasin de partition de musique n’a pas besoin d’être sur la place centrale de la ville, il peut très bien fonctionner en dehors de cette zone.

Le commerçant en choisissant son emplacement, ne devra pas s’arc-bouter sur l’axe numéro 1, qui compte-tenu de son prix pourrait mettre sa rentabilité en péril. S’il se met un peu à l’écart, il paiera un loyer moins cher, et donc atteindra une meilleure rentabilité. Et c’est là où commence la prise de risque….
« La préoccupation d’un commerçant est de pouvoir exploiter son commerce. Si son loyer est trop cher, il sera dans une situation délicate », conclut Pierre Petit.

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