Cession Commerce

Choisir le bon emplacement

Par Sophie MENSIOR - Le 07 / 12 / 2015
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Des lieux faciles d'accès

Quels sont les critères à prendre en compte pour bien choisir son emplacement ? « L’accessibilité, la visibilité et les flux, qui sont considérés comme les plus importants aujourd’hui », précise Alexandre de Lapisse, responsable des études de Procos, la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé.

En ce qui concerne l’accessibilité, le commerçant devra regarder l’influence de la circulation, du stationnement, des transports en commun sur l’attractivité commerciale du local. « On pense souvent au parking, mais tout dépend du type de commerce. Si l’on vend du pain, ce n’est pas indispensable d’en avoir un », estime le responsable des études de Procos. En revanche, il faut bien s’assurer que le commerce est proche d’une zone d’habitation, de chalandise… « Les consommateurs veulent des lieux faciles d’accès avec du stationnement gratuit », appuie Mickaël Intins, directeur retail Ile-de-France chez CBRE.

La possibilité de stationner c’est le point fort de l’institut de beauté, Mon Bio Ty Bar, repris par Lauriane Domain dans la banlieue nantaise. Situé, juste à côté de la rue principale, et à proximité d’un coiffeur, il bénéficie d’un bon emplacement avec des places de parking gratuites.

Deuxième critère : la visibilité. Le porteur de projet  doit s’assurer qu’il y a des personnes qui passent bien devant le commerce, que celui-ci ressort bien de son environnement. Par exemple, un commerce avec une vitrine en angle aura une double chance d’être vu. «  Ces boutiques sont plus prisés mais elles sont aussi plus chères », commente Alexandre de Lapisse (Procos). C’est le cas de Maud Puente Garcia, qui a repris à Villeurbanne un magasin de fleurs, avec une surface de vente importante et un angle, donc visible des deux côtés. En revanche, il est difficile de stationner pour y accéder.
Ces locaux en angle, qui étaient autrefois occupés par des commerces d’alimentation ou des brasseries, le sont aujourd’hui par des banques. « C’est symptomatique mais ce phénomène a un effet pervers car ce type d’établissement nuit à l’attractivité de la zone, étant généralement fermés le samedi après-midi », ajoute le responsable des études de Procos.

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