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Choisir le bon emplacement

Choisir le bon emplacement

S'implanter au bon endroit est une décision majeure pour le commerçant, qui va déterminer en grande partie le succès de son projet. Et pour cela, il devra mener une étude approfondie sur l'emplacement, qu'il convoite. Sans oublier de négliger les aspects financiers, car il devra faire son choix en fonction de ses moyens.

Par Sophie MENSIOR - le 07/12/15
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A Paris, des opportunités pour les commerces

Dans la capitale, la situation s’avère contrastée en matière d’immobilier commercial, avec deux marchés en un seul.
D’un côté, on trouve les rues numéro un dite « prime ». « Elles  ne connaissent pas la crise, elles sont toujours très recherchées, et leur valeur continue d’augmenter », indique Mickaël Intins, directeur retail Ile-de-France chez CBRE. Elles représentent environ une dizaine d’artères, telles que les Champs-Elysées, la rue Saint-Honoré, le quartier du Marais, du Châtelet…

De l’autre, le second marché, qui comprend les rues 1 bis ou rues n° 2. « Dans ces rues, il y a quelques locaux vacants, et les négociations sont possibles », commente-t-il. Dans certaines d’entre elles, les bailleurs mettent plus de temps à trouver des locataires, du coup les emplacements sont moins chers qu’avant, ce qui offre des opportunités pour les commerces. Certains avantages commerciaux peuvent être consentis comme une négociation de franchise de loyers, ou une progressivité du loyer…

« Il faut penser aussi aux emplacements dits "malins", que sont les premières rues perpendiculaires, que l’on voit d’une place ou d’une sortie de métro. Ils bénéficient d’une bonne visibilité », conseille le spécialiste en immobilier.
Parmi les secteurs qui se développent bien à Paris, figurent l’alimentaire (bio ou traditionnel) sur des surfaces comprises entre 200 et 400 m², le fitness, surtout dans des lieux atypiques comme des anciens bureaux ou anciens entrepôts…

« Le marché y est très dynamique », poursuit Mickaël Intins. Et compte-tenu d’une situation économique plus compliquée et des chiffres d’affaires plus difficiles à atteindre, les relations entre bailleurs et locataires se sont rééquilibrées…