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Commerce, artisanat : trouver le bon emplacement

Par Sophie MENSIOR - Le 12 / 03 / 2007
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Commerce, artisanat  : trouver le bon emplacement C’est la règle d’or du commerce. Pour espérer développer du chiffre d’affaires, et donc de la rentabilité, il faut que vos produits ou services intéressent des clients. Encore faut-il que ces derniers aient connaissance de votre existence. Et même si la publicité et Internet sont des supports à ne pas négliger pour développer sa clientèle, rien ne remplace un bon emplacement.

L’emplacement d’un magasin de détail est primordial, quelle que soit l’activité dans laquelle vous souhaitez vous lancer. Mais il faut savoir que l’un ne va pas sans l’autre : c’est l’activité qui détermine l’emplacement.

C’est en comprenant l’image que vous souhaitez donner à votre boutique que vous restreindrez les choix d’emplacement. Le repreneur doit mettre en cohérence son projet, ses moyens financiers avec l’implantation commerciale qu’il ambitionne.

On peut tout vendre mais pas n’importe où
. Certains types de marchandises requièrent du stationnement à proximité. D’autres un trottoir plus large, voire même un voisinage sans voitures, pour déambuler à sa guise, flâner sans nuisances sonores. Le contexte est ainsi plus propice à l’achat d’impulsion.

Il s’agit ensuite d’étudier votre zone de chalandise. Les caractéristiques de la population revêtent une importance particulière au moment de son évaluation. Vous devez comprendre certains aspects de la zone visée, notamment le profil de ses habitants, leurs catégories socioprofessionnelles, sa densité et les tendances établies de croissance pour cette dernière.

Il est important de s’assurer que le produit ou service que vous allez mettre en circulation corresponde à un besoin de la population locale. Il faut se demander si le voisinage d’entreprises ou d’administrations vous amènera des clients.

Commerce, artisanat  : trouver le bon emplacement

Tout commerçant rêve de pouvoir s’installer sur un emplacement n°1, dans la rue la plus passante où l’attractivité commerciale vous garantit un trafic certain. Mais ces lieux très prisés se monnayent très chers. Les détaillants voient ainsi leur horizon s’obscurcir sur les n°1.

Le paysage des hypers centres des grandes villes françaises a néanmoins changé. Les détaillants traditionnels, qui avaient jadis pignon sur rue, ont été remplacés par les grandes chaînes, puis par des acteurs non commerciaux comme les banques.

L’environnement commercial étant très important pour un commerce de détail, cette nouvelle donne amène à nuancer l’importance des n°1. Il est parfois préférable d’être entouré par des boutiques complémentaires dans une rue moins huppée que de payer une fortune pour se retrouver “coincé” entre un cabinet d’assurances et un grand magasin de franchise.

Sans être sur l’artère principale, votre activité peut quand même bénéficier d’un flux de passants conséquent. Face à la pression foncière, les villes ont entrepris une extension de leur cœur urbain, notamment grâce aux tramways qui “rafraîchissent” des quartiers tombés en désuétude. En supposant que vous ayez réuni la somme nécessaire pour racheter le fonds ou le pas-de-porte, vous n’êtes pas au bout de vos peines… car il reste le loyer à payer !

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