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Commerces de proximité : les nouveaux défis

Par Sophie MENSIOR - Le 05 / 07 / 2010
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Maîtriser les nouvelles technologies

Au delà des m² physiques, les commerçants de proximité doivent investir les m² virtuels, c'est-à-dire être présent sur Internet. Cette démarche sera plus simple à aborder de façon collective, pour des raisons de coût et d’efficacité. 
 
Si l’urbanisme commercial est une préoccupation pour les commerçants de proximité, ils doivent aussi tenir compte des m² virtuels, c'est-à-dire de leur précense sur Internet. Aujourd’hui, il ne leur suffit plus de figurer dans les Pages Jaunes, ils doivent aller sur le Web. « Pour les commerçants indépendants, il s’agit d’un véritable défi de communication », indique Jean-Luc Pinson, directeur de la prospective et du développement du Cefac. Ils pourront dans un premier temps se doter d’un site vitrine, qui leur permettra de présenter leur offre, et pourquoi pas dans un deuxième temps, se mettre à la vente en ligne.
Commerce : maitriser les nouvelles technologies
Ainsi Christophe Bertrand, qui a repris une boutique de chocolats à Meudon, propose d’acheter à distance sa gamme de chocolats. « Avoir un site Internet, c’est majeur car cela permet d’avoir de la visibilité et de diffuser des informations régulières  sur votre activité.  Faire de la vente en ligne, c’est beaucoup plus difficile, car c’est un autre métier », indique le chocolatier. «Je déconseille d’investir dans l’achat de mots-clés. Si l’on dépense 3 à 4000 euros dans ce poste, cela ne donnera rien. Il faut investir des sommes beaucoup plus importantes, or à l’échelle d’un petit commerce, c’est difficile », ajoute le chocolatier, qui déconseille également l’achat de fichiers. Pour améliorer son référencement, il préfère la diffusion de liens sur des blogs spécialisés dans son domaine.

Cette démarche n’est pas forcément évidente pour les indépendants, qui n’osent pas se lancer seuls ou qui n’ont tout simplement pas le temps de se consacrer à cette nouvelle activité. En outre, il leur faudra penser à la mise à jour régulière du site, ce qui n’est pas toujours facile. Sauf pour les jeunes générations, qui ont l’habitude de manier Internet.

Nancy à l’heure de la géo-localisation

Bien souvent, les consommateurs ne connaissent pas l’étendue de l’offre du centre-ville. «  Nous avons voulu recenser celle du commerce de la ville de Nancy, -toutes les enseignes, toutes les marques, et tous les produits-, et qu’on puisse y accéder par Internet  », indique Jean-Pierre Lehmann, président de l’association Les Vitrines de Nancy, et porteur du projet « Shop’ In Nancy ».

Ainsi une base de données volumineuse, qui recense plus de 800 commerçants, a été montée. Labellisée par l’association, elle est consultable sur le Web, mais aussi disponible sur les Smartphones et bientôt sous forme d’une application pour I Phone. Originalité de la démarche : une recherche, qui  va jusqu’au niveau des produits et un service de géo-localisation. Un itinéraire pour accéder au magasin à pied ou en voiture est proposé. « Il s’agit d’un outil innovant qui permet aux commerces de proximité de se faire connaître », commente Jean-Pierre Lehmann. Celui-ci est mis à leur disposition gratuitement. Pour les consommateurs, cet outil doit faciliter leurs achats.

 « La difficulté est de remplir la base de données et de la mettre à jour », indique Jean-Pierre Lehmann, qui a affecté un collaborateur des Vitrines de Nancy à cette mission « Toutes les associations n’ont pas forcément les moyens de le faire », reconnait-t-il, conscient de la charge de travail que cela représente. D’autres villes de France seraient prêtes adopter ce dispositif.

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