Cession Commerce

Evaluer son affaire

Par Sophie MENSIOR - Le 16 / 10 / 2017
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Au prix du marché

 « Le prix final pourra être loin de la valeur estimée par les professionnels. Cela dépendra, lors des négociations, si les parties sont pressées ou non », estime de son côté Joël Lopez, expert-comptable chez BLM Conseil. Il arrive que le repreneur soit prêt à payer un peu plus car il a de gros projets à réaliser ou alors au contraire il estime que l’affaire  vaut moins que le prix annoncé.
Par exemple, un hôtel qui sur le papier vaut 900 000 euros. Mais il y a des mises aux normes à effectuer et des chambres à moderniser. Le repreneur estime qu’il doit payer moins cher, compte-tenu des coûts futurs, qu’il aura à supporter. Il sera confronté au vendeur, qui lui rechigne à intégrer ces coûts futurs. « Le cabinet d’expert-comptable doit faire comprendre aux parties, qu’il faut intégrer ces coûts, et que le prix doit baisser s’il y a beaucoup de travaux à faire. Mais généralement cela finit par aboutir… », estime Joël Lopez.

Il arrive aussi que le commerçant soit déconnecté de toutes les méthodes, et qu’il dise : « mon affaire vaut tant ». A voir si le repreneur partage le même avis.

En fait, il n’y a pas de règles. Si l’affaire est mise au prix du marché, logiquement elle partira au prix du marché. Si elle est surévaluée, son prix sera négocié. « Tout acquéreur bien conseillé ne devrait pas sur-payer un fonds de commerce », ajoute Frédéric Audin.
 

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