Cession Commerce

Financer sa reprise

Par Sophie MENSIOR - Le 07 / 10 / 2013
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Construire un dossier solide

Pour financer la reprise d’un fonds de commerce, vous allez devoir réunir les fonds nécessaires. Plus que jamais, vous devrez disposer d’un apport personnel, preuve de votre implication dans le projet. L’accompagnement par un réseau est également recommandé.
Dans un processus de reprise d’un fonds de commerce, le financement du projet va constituer une étape essentielle. Dès que vous avez  élaboré un plan de reprise, et lors des dernières négociations avec le vendeur, vous pouvez mener de front la recherche de financements.
Tout d’abord, il faut savoir qu’il est plus facile pour un repreneur de convaincre un banquier de lui prêter des fonds car celui-ci se base sur un existant. « Lorsque l’on rachète un fonds de commerce, on reprend une clientèle, un emplacement, un droit au bail, une équipe…. Il est possible d’analyser les comptes du précédent exploitant. Alors que dans la création, il y a un côté « boule de cristal », indique Olga Romulus, expert-comptable chez Fiducial. D’autre part, le taux de pérennité d’une affaire reprise est souvent meilleur que celui d’une création. « Cela dit, il y a toujours une part de risque, tempère Joël Lopez, expert-comptable au cabinet BLM Conseil, puisque les résultats réalisés par le cédant ne seront jamais reconduits à l’identique par le repreneur ». A noter également que celui-ci sera souvent plus souvent plus optimiste que le créateur, qui lui démarre de zéro.
En revanche,  reprendre une entreprise coûtera plus cher et demandera donc plus de moyens.
Dans le contexte actuel, est-il plus difficile d’obtenir un financement ? « Un dossier de qualité trouvera toujours à se faire financer », estime Joël Lopez. « Les dossiers un peu légers, mal ficelés ne passent plus », ajoute-t-il. Un avis que relaye Olga Romulus. Selon l’expert-comptable : « les banquiers sont de plus en plus exigeants quant à la qualité des dossiers ».
Mais pour la Société Générale, le contexte économique actuel n’a pas d’influence sur sa politique de financement « Nous avons toujours été très vigilants quant à la qualité des dossiers présentés et assez stricts. Donc nous le restons », indique Jérôme Fortin, chef de marché TPE à la Société Générale. « Nos critères de risque n’ont pas changé depuis quelques années. Nous avons une cellule de financement qui étudie les risques. Sur un plan local, le banquier peut passer outre son avis, notamment s’il connait bien le secteur dans lequel l’entrepreneur veut évoluer, ou l’emplacement sur lequel il veut s’implanter », appuie Faustine Sarrazin, chef de marché commerçants au sein de la banque.
 

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