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Les bonnes raisons de reprendre un fonds

Par Sophie MENSIOR - Le 29 / 01 / 2007
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Les bonnes raisons de reprendre un fonds La profession de commerçant suscite bien des fantasmes. Très rémunératrice pour certains, trop contraignante pour d’autres, l’image qu’elle renvoie dans la société est bien souvent éloignée de la réalité. Une réalité qu’ICF l’Argus des Commerces tente ici de rendre plus concrète.

L’envie première demeure, dans la plupart des cas, de prendre son destin en main. Pour Denis Legoupil, de l’ACFCI, devenir commerçant ou artisan permet la réalisation d’idées personnelles, l’épanouissement en tant qu’individu, le métier de salarié ayant perdu de son attrait.

Beaucoup n’ont plus envie d’être cantonnés à une seule tâche. Le commerce, c’est la polyvalence et la prime à l’initiative : "En étant maître de ses décisions, on a l’impression de peser sur sa vie", estime Denis Legoupil.

S’installer à son compte peut aussi se “justifier” par l’appétence financière. Même si l’âge d’or du commerce est derrière nous, les détaillants émargent encore à des salaires satisfaisants, notamment chez les artisans.

Mais reprendre un commerce peut aussi être une opportunité de créer son propre emploi, surtout si l’on peine à en retrouver un après 40 ans. Monter sa propre affaire répond ainsi à la fois à un désir d’indépendance et à une contrainte économique.

Devenir commerçant émane enfin dans certains cas d’une envie de faire concilier travail et plaisir. Faire partager sa passion, pour le chocolat, les fleurs ou les livres est une raison légitime.

La reprise rassure les banquiers

Les bonnes raisons de reprendre un fonds

L’intérêt de la reprise est de pouvoir capitaliser sur l’existant. En achetant un fonds, on a une meilleure visibilité sur l’avenir, et une idée plus précise sur la rémunération à laquelle on pourra aspirer. Sans oublier la clientèle et l’expertise du cédant dont l’accompagnement est vivement souhaitable.

Vis à vis des établissements bancaires également, la balance penche en faveur de la reprise. Les banquiers sont moins frileux car ils ont un historique de l’entreprise qui démontre qu’il y a du revenu. On est censé faire moins d’erreurs dans une reprise, notamment au niveau de la gestion de stock.

Reste le personnel qui, dans la majorité des cas, est un gage de sécurité car il a établi des relations privilégiées avec la clientèle, avantage qui se traduit sur votre chiffre d’affaires.

Enfin, la situation conjoncturelle est plutôt favorable à la reprise, grâce aux nombreuses mesures prises par le gouvernement, comme le tutorat, mais aussi aux nombreux commerçants sur le point de prendre leur retraite.

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