Cession Commerce

Les commerces qui marchent

Par Sophie MENSIOR - Le 18 / 01 / 2010
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La santé stationnaire

commerce dans le secteur santéLe secteur de la santé connait lui aussi une situation stationnaire à  +0,6 %. La pharmacie enregistre une hausse de 0,6 % mais il est vrai que ce sont des dépenses quasi indispensables et qui seront remboursées. Ce qui n’est pas le cas de la chirurgie esthétique, où dans ce cas, il s’agit d’actes que l’on peut repousser, différer…La parfumerie subit elle aussi une baisse sévère avec -6,2 % : des achats considérés eux aussi comme superflus ou pouvant attendre

A côté de ceux qui ont limité les dégâts, figurent ceux qui marchent moins bien. Et dans cette catégorie : l’hôtellerie et la restauration (-1 %). « La baisse de la TVA dans ce secteur n’a pas été forcément répercutée, et la fréquentation n’a pas augmenté pour autant », estime le président de la Commission des Etudes économiques de la FCGA. En effet, les prix n’ont diminué que sur certains produits. Et cette baisse n’a pas été suffisamment significative pour que les gens décident de retourner au restaurant.
Seule profession qui bénéficie d’une légère embellie : l’hôtellerie de plein air, avec + 0,7 %. Il est certain que ce mode de vacances plus économique attire une clientèle familiale, et répond aux attentes des consommateurs, dans un contexte économique difficile.

Autre secteur qui souffre : l’équipement de la personne (-4 % sur la période septembre 2009 par rapport à octobre 2008), avec une chute particulièrement marquée pour le prêt-à-porter (-4,8 %) et les chaussures (-2,1 %). Dans ces deux secteurs, les consommateurs reportent leurs achats et attendent désormais les périodes de soldes. Les vêtements pour enfants semblent un peu moins subir la crise avec -0,2 %, mais en ce qui concerne cette cible, il est difficile de différer ce type de dépenses, car les petits grandissant d’une année sur l’autre, il faut procéder  à certains achats basiques.

L’horlogerie-bijouterie  plonge aussi avec -3,8 %. En revanche, une surprise qui viendrait conforter aussi l’idée d’une niche bien adaptée : la mercerie –lingerie et laine enregistre une progression de 1 %. On peut avancer une explication : en période de crise, on va préférer procéder aux réparations de ses vêtements, plutôt que d’en racheter des flambants neufs. Est-ce aussi le retour du tricot, cher à nos grand-mères, qui revient sur le devant de la scène ? Ce qui est sûr, c’est que les Français cherchent des solutions pour consommer « malin » ou à moindre frais.

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