Cession Commerce

Ouvrir un commerce : la marche à suivre

Par Sophie MENSIOR - Le 15 / 03 / 2010
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Solliciter les réseaux d’accompagnement

Les créateurs et repreneurs peuvent se tourner également vers des plates-formes d’initiative locale, qui peuvent accorder des prêts d’honneur à taux zéro. « Nous travaillons beaucoup avec ces réseaux d’accompagnement. Quand un créateur ou un repreneur vient nous voir, nous regardons à quel stade il en est de son projet et si nécessaire, nous l’orientons vers ces réseaux », indique Norbert Barré. Il travaille avec l’un d’entre eux  pendant 3,6, et 9 mois, le temps d’affiner son projet. « Il revient généralement avec un dossier mieux ficelé », ajoute-t-il.

L’obtention d’un prêt d’honneur permet parfois de débloquer une situation, et faire effet de levier. C’est ce qui est arrivé à Subath Thudawe, qui cherchait des fonds pour financer la reprise d’un bar, qu’il souhaitait transformer en restaurant. Aucune  banque ne voulait lui accorder de crédit. Finalement la situation s’est arrangée lorsque la plate-forme Hauts de Seine Initiative lui a octroyé un prêt d’honneur de 16 000 euros. Confortée par cet apport, qui venait s’ajouter à son apport personnel, une banque (la Bred) lui a finalement prêté la somme demandée.

Quant à savoir s’il est aujourd’hui plus difficile de se faire financer, Norbert Barré (Société Générale) donne son point de vue : « Notre vision n’a pas changé depuis la crise, nos critères restent les mêmes. En fait, nous avons moins de projets qui se sont présentés en 2009. La sélection se fait en amont : en période de crise, ceux-ci  sont mieux construits, les personnes  qui se lancent sont celles qui ont vraiment travaillé sur le sujet. »

D’autres formules sont également envisageables. Dans le cas d’une reprise, il est possible de recourir au crédit-vendeur, système selon lequel le repreneur négocie avec le cédant le paiement échelonné sur plusieurs années d’une partie du fonds cédé. Cette opération ne peut se réaliser que s’il règne un climat de confiance entre le cédant et le repreneur. Autre option possible : la location-gérance, qui représente un investissement moins lourd au départ, dans la mesure où le repreneur n’a pas besoin de racheter le fonds de commerce, il a le droit de l’exploiter moyennant le paiement d’une redevance.

Quelle que soit la formule, il faudra être optimiste, sans pour autant y aller la fleur au fusil ! Si l’on a de bonnes idées, que l’on est bien entouré, il ne faudra pas hésiter à se lancer dans l’aventure…

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