Cession Commerce

Ouvrir un commerce : la marche à suivre

Par Sophie MENSIOR - Le 01 / 06 / 2015
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Etre vigilant sur le bail commercial

Dans le choix de son local, celui-ci devra bien étudier l’environnement commercial de la rue et étudier s’il y a les moyens de s’offrir tel emplacement. Celui-ci devra coïncider avec la faisabilité du projet et les aspects financiers.
Pour cela, il devra absolument bâtir un compte de résultat prévisionnel et un seuil de rentabilité. En tenant compte des charges, ce qui inclut le pas de porte, les travaux, l’aménagement du concept…

Le commerçant doit aussi intégrer les coûts de mises aux normes obligatoires, notamment en termes d’accessibilité, un dispositif obligatoire depuis le 1er janvier 2015. « Il doit bien chiffrer le coût de l’outil au moment de son installation », appuie le consultant.

De même, il doit être vigilant sur les différents aspects du bail commercial. Avant de s’engager, le porteur de projet devra s’assurer que son activité est autorisée par celui-ci. Lorsqu’il s’agit d’un bail tous commerces, il lui sera possible d’exercer toutes les activités commerciales, mais ce n’est pas toujours le cas. Autre point à vérifier : la conformité du bail avec l’activité que l’on veut exercer. C’est notamment le cas pour les magasins d’alimentation, la restauration. Depuis la loi Pinel du 18 juin 2014, le statut des baux commerciaux a évolué. Le preneur aura tout intérêt à faire relire le bail par un professionnel du droit afin de connaître les changements effectués mais aussi d’éviter déconvenues et mauvaises surprises.

L’étape suivante sera consacrée ensuite au financement de son projet. Dans le montage de cette opération, le porteur de projet doit absolument disposer d’un apport personnel, qui représentera  au moins 30 % voire plus du coût du projet. « Dans le cas où cet apport représente moins de 20 %, le dossier ne passera pas », estime Olga Romulus, expert-comptable au cabinet Fiducial. « Le banquier ne prêtera pas plus de 70 % du projet. Par ailleurs, il ne finance pas le stock », appuie Philippe Delaporte.

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