Cession Commerce

Ouvrir un commerce : mode d'emploi

Par Sophie MENSIOR - Le 05 / 12 / 2011
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L'emplacement en adéquation avec le produit

Dans une étape suivante, il devra y avoir adéquation entre le produit que le commerçant souhaite vendre et l’emplacement du magasin. Premier principe à connaître : les emplacements n° 1 (principale rue marchande de la ville, qui comprend des « locomotives ») ne sont plus à portée de bourse des commerçants indépendants. Ils sont réservés aux franchises et aux enseignes internationales. « Les bons emplacements coûtent cher », renchérit Grégory Retz.
Mais il n’est pas nécessaire de se focaliser sur ce type d’emplacements, cela dépendra du produit que l’on vend. Par exemple, pour des tee-shirts à 10 euros, il sera recommandé d’être dans une rue passante, mais si l’on ouvre un restaurant gastronomique, ce n’est pas indispensable. Il sera même conseillé d’être, au contraire, dans une petite rue derrière les grands axes, ce que l’on peut qualifier d’emplacement n°3. Par exemple, Isabelle Lévy, qui vend du prêt-à-porter haut de gamme, a choisi de s’implanter dans le quartier commerçant de Neuilly-sur-Seine, le quartier Sablonville, où elle pourra capter une clientèle qui aura le pouvoir d’achat nécessaire  pour acheter ses tenues.
Dans certaines villes où les loyers commerciaux sont devenus très chers, certains commerces de proximité, de vêtement ou de décoration se déplacent hors du centre pour s’implanter dans des petites villes à côté plus résidentielles. D’autant que certaines mairies veulent relancer ce type de commerces, plutôt que d’avoir des banques et des assurances, et facilitent leur installation.
On peut aussi avoir une bonne idée qui va attirer des chalands avec l’originalité du produit.
« L’emplacement devra coïncider avec la faisabilité du projet et les aspects financiers », souligne Véronique Martin dit Neuville.
Le porteur de projet doit faire preuve d’astuce et essayer de trouver des emplacements en devenir, tels que des flux piétonniers qui s’organisent ou des rues qui prennent une tournure commerçante. Ce qui nécessite une observation très fine. Il faudra tenir compte également de l’accessibilité de la boutique, et des problématiques de stationnement.
Le commerçant doit intégrer dans sa réflexion les nouvelles tendances de consommation. C'est-à-dire étudier les flux, il peut s’installer soit près du lieu de travail des consommateurs, soit sur le trajet, soit à côté de leur domicile. Ce qui veut dire cibler les gares, les quartiers de bureaux, des rues qui ne sont pas forcément commerçantes.
Pour trouver le local, le porteur de projet devra s’aider de la presse spécialisée, des mairies, des sites de promoteurs immobiliers et commerciaux (pour les nouveaux projets), des fédérations professionnelles. « Les managers de ville constituent un relais non négligeable car ils ont la connaissance du territoire et des acteurs locaux », appuie Christian Castriseanu, président du Club des managers de centre-ville. Il aura alors deux options : choisir un local existant (soit déjà vacant, soit en reprise) ou s’installer dans un nouveau local.
 

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