Cession Commerce

Ouvrir un commerce saisonnier

Par Sophie MENSIOR - Le 06 / 07 / 2009
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Deux exemples de parcours

Restaurateur et comptable

Un parcours pour le moins original que celui de Raymond Del Curatolo, propriétaire d’un restaurant de fruits de mer et coquillage, l’Emeraude, situé sur le port de Cavalaire, station balnéaire du Var.

De formation comptable, il se prédestine à exercer ce métier puis finalement, il reprend le restaurant de ses parents. Il exerce donc ce métier d’avril à septembre, et le reste de l’année, il est comptable pour des activités annexes (des sociétés dans lesquelles il est associé : deux établissements de restauration et un magasin de plantes).
Connaître la gestion est un plus pour lui, comme dans n’importe quel commerce, mais avantage, c’est lui qui va faire sa propre comptabilité. « Il faut savoir aussi faire la cuisine et parler les langues puisque 40 à 50 % de ma clientèle est étrangère » explique-t-il.

Venant de Montpellier, il est arrivé à Cavalaire, où il ne connaissant personne. « Etre du coin est un atout mais ce n’est pas indispensable », estime-t-il. Quelques locaux font ce métier mais ce n’est pas la majorité, d’autant que la clientèle locale ne représente que 5 à 10 % de l’ensemble.

La restauration, c’est un métier

En 2006, Céline Valade et son mari Florent Foucray reprennent un hôtel de 17 chambres  « La Brise Marine », sur l’île du Levant, en face du Lavandou, où l’on peut pratiquer le naturisme.

« Je n’avais pas l’expérience de ce métier et la partie la plus compliquée, c’est la restauration », raconte-t-elle. La première année, l’établissement ne gagne pas d’argent, alors les gérants font appel à des cuisiniers, la deuxième année, toujours pas de bénéfices, la troisième année, Céline Valade passe en cuisine mais le succès n’est toujours pas au rendez-vous. « La conclusion que j’en tire : quand on ne sait pas faire quelque chose, il faut arrêter ». Pour cette saison 2009, l’établissement, qui ouvre d’avril à octobre, ferme la partie restauration, en se recentrant sur les petits déjeuners et une partie « snack » autour de la piscine pour le déjeuner, le couple prenant en charge lui-même cette activité.

L’an dernier, le couple a exercé une deuxième activité pendant la fermeture de l’hôtel : Florent Foucray a travaillé dans une station Total et Céline Valade dans un bar à vin. Cette année, le couple envisage de faire des travaux dans son établissement  et de racheter un autre hôtel à la montagne, pour y  développer un concept naturiste…mais dans une ambiance hivernale.

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