Cession Commerce

Ouvrir un commerce saisonnier

Par Sophie MENSIOR - Le 06 / 07 / 2009
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Anticiper les produits qui vont plaire

Etre un bon gestionnaire fait partie des premières qualités requises. Tout d’abord, il faut savoir bien anticiper ce qui va marcher, en termes de marchandises, car si l’on passe à côté, on ne pourra pas se rattraper. Ce qui suppose donc d’avoir gardé de la trésorerie pour pouvoir acheter ses produits. Par exemple, pour le prêt-à-porter, les commandes s’effectuent en janvier pour la saison estivale, sachant qu’il sera plus difficile de pouvoir se réassortir au cours de la saison.

Par ailleurs, il faut savoir également que le stock ne sera pas forcément réutilisable la saison suivante. Des contraintes qu’a bien intégrées Sylvia Kerleau, qui gère avec son mari une boutique de cadeaux à Cavalaire, dans le Var. «  Nous passons commande de nos produits dans les salons spécialisés dans l’univers des cadeaux au début de l’année. Il ne faut pas se tromper, car si la marchandise n’est pas vendue, le stock nous reste sur les bras, précise-t-elle. D’autant que la boutique possède une clientèle d’habitués, qui revient chaque année à Cavalaire, et qui souhaite trouver des nouveautés dans le magasin.

Sylvia Kerleau et son mari ont, depuis 30 ans, opté pour un mode de vie, qui n’est pas commun. Artisans en peinture sur soie et broderie sur linge, ils ouvrent leur boutique à Cavalaire au début du mois de mai jusqu’à la mi-octobre. L’hiver, ils remontent à Paris, où ils ont leur atelier, et pratiquent de la vente en gros et  organisent des expositions de leurs travaux en région parisienne. « Nous ne pouvons pas vivre à l’année avec notre boutique de Cavalaire, c’est pour que cela que nous remontons à Paris, l’hiver. Ce rythme commence à être un peu fatiguant », explique Sylvia Kerleau. « Aujourd’hui, la conjoncture est bien plus difficile qu’à nos débuts, il y a plus de concurrence. Pour arriver au même chiffre d’affaires, nous devons proposer beaucoup plus de choses », ajoute-t-elle.

La problématique de l’assortiment ne sera pas la même pour les restaurateurs. « C’est assez facile à gérer, les marchandises sont achetées au quotidien », explique Raymond Del Curatolo, qui gère un restaurant en bord de mer, l’Emeraude,  à Cavalaire, dans le Var. « Je n’ai pas besoin de bloquer une forte trésorerie pour mes achats », ajoute-t-il.

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