Cession Commerce

Ouvrir un commerce saisonnier

Par Sophie MENSIOR - Le 06 / 07 / 2009
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Gérer le pic de trésorerie

Une autre compétence exigée pour exercer le métier de commerçant saisonnier sera en effet de savoir bien gérer sa trésorerie. Car pendant la haute-saison, le commerçant va se retrouver avec un pic énorme. Mais gare à ne pas la dilapider, car quand octobre arrivera, il faudra alors  payer les charges : TVA, charges sociales, solde du loyer si l’on est en location, certains fournisseurs…. Une fois de plus, il faut bien anticiper !

« Il ne faut pas confondre chiffre d’affaires et résultat », prévient  Corinne Olive, expert-comptable à Perpignan.

« Il faut être bon gestionnaire », renchérit Régis Caillet, expert-comptable à Tignes. Car si l’on ne maîtrise pas ces différents aspects, on risque de courir à l’échec. Un certain nombre d’établissements ont du fermer pour ces différentes raisons.

La gestion du personnel va constituer également une des problématiques délicates de tout commerçant saisonnier. Parmi les difficultés : anticiper et évaluer le personnel nécessaire pour la saison. « Il faut arriver à savoir combien il faut de personnes pour sa saison, et ce n’est pas un exercice  facile », indique Corinne Olive. Et là, c’est souvent l’expérience qui primera…

Savoir faire tourner les équipes

 « Pour réussir, il faut une bonne gestion du personnel et savoir bien faire tourner les équipes », renchérit Régis Caillet. Par exemple, pour cette saison à Tignes, certains établissements avaient trop embauché, mais il était difficile de prévoir l’impact de la crise économique…

Pour le personnel saisonnier, des contrats spécifiques existent, à savoir « les contrats saisonniers », une sorte de CDD (contrat à durée déterminée), dont les dates sont fixées par la préfecture. Celles-ci changeant tous les ans. « C’est un contrat de travail bien particulier, qui court généralement de mai à septembre, et qui ne contient pas de  prime de précarité », explique Corinne Olive. Si l’employeur souhaite embaucher sur une durée plus longue, il devra signer un autre type de contrat.

Pour certains, il sera très difficile de trouver du personnel saisonnier de qualité. « L’idéal, c’est d’employer le Plage en étémoins de monde possible », déclare Céline Valade, qui gère un hôtel, « La Brise Marine », sur l’île du Levant, dans le Var. Celle-ci a eu des déboires avec du personnel saisonnier, qui revenait tous les ans mais selon Céline Valade « ils ont pris leurs aises et se croyaient en vacances… ». Elle préfère dorénavant travailler avec une équipe courte : elle et son époux, une gouvernante, et une jeune fille, qui effectue la plonge et le nettoyage des sols.

Mais chaque situation sera différente en fonction de l’établissement.

Le restaurateur Raymond Del Curatolo, recrute pour les 6 à 7 mois de la saison « Il y a un noyau de personnel, qui revient chaque année et d’autres que l’on embauche pour chaque nouvelle saison, tous sont en CDD », explique-t-il. Six  personnes sont donc engagées pour gérer les 150 à 200 couverts par jour. En général, ils ont moins de 25 ans, effectuent la saison d’été au bord de la mer, et la saison d’hiver à la montagne. « C’est un style de vie, qui plaît aux jeunes, car ceux qui arrivent à la trentaine commencent à s’installer », explique le restaurateur. A l’exception de son cuisinier, qui approche les 35 ans…

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