Cession Commerce

Reprendre en couple

Par Sophie MENSIOR - Le 09 / 03 / 2012
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Instaurer des règles

Lorsque vous décidez de reprendre un commerce en couple, il faudra fixer un cadre pour que ce projet soit une réussite tant sur un plan professionnel que personnel. Quelques règles sont à mettre en place : transparence, communication, et répartition des missions.
 Travailler avec son conjoint est une pratique plutôt  répandue dans certains secteurs d’activité du commerce et de l’artisanat. Il est difficile de trouver des chiffres récents sur celle-ci, les dernières données datant de 2005 lors de l’adoption de la loi qui prévoit l’obligation de choisir un statut pour le conjoint. Selon le ministère des PME, près de 65 % de conjoints de chefs d’entreprise commerciales ou artisanales participent en France, à l’activité de l’entreprise familiale. Leur nombre est évalué à près de 950 000 pour une population de 650 000 entrepreneurs commerçants et de 850 000 entrepreneurs artisans.  Les conjointes travaillent aux côtés de leur mari entrepreneur, elles tiennent la comptabilité, rédigent les devis, répondent au téléphonent, traitent le courrier et font bien d’autres tâches encore. Il s’agit d’un travail non négligeable, qui serait estimé à 6 heures par jour.
Les conjointes sont présentes dans 51 % des entreprises du bâtiment, 74 % des commerces alimentaires, 35 % des commerces non alimentaires et 61 % des cafés-hôtels-restaurants.
« Effectivement certains types de métiers se prêtent plus que d’autres à être exercés en couple », appuie Mikael Joulain, expert-conseil au sein du groupe Strego. « On retrouve essentiellement les métiers de l’artisanat ou du commerce de proximité : le boulanger aux fourneaux et sa femme au magasin, le chef à la cuisine et madame au service en salle et à la compta. Le tout est d’adapter les postes en fonction de la volonté et de la capacité de chacun. Mais il n’y a pas de règle ! Tout est possible tant que le couple trouve son équilibre », ajoute-t-il.
La décision de travailler en couple se fait souvent de façon naturelle. C’est le cas du Guy Subra, président du groupe de bijouterie le Donjon : «  Nous étions tous les deux issus de familles de bijoutiers, nous nous sommes rencontrés dans une école professionnelle. A l’issue de notre mariage, c’est tout naturellement que nous avons décidé de travailler ensemble ». Partis de la région toulousaine, les époux Subra ont développé un groupe, qui compte aujourd’hui 56 magasins en France.
 

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