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Reprendre un commerce saisonnier

Par Sophie MENSIOR - Le 04 / 09 / 2006
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Reprendre un commerce saisonnier Le commerce saisonnier diffère sensiblement du commerce traditionnel. L’essentiel du chiffre d’affaires devant être réalisé sur une courte période, il convient de ne pas se tromper lors de l’approvisionnement et du choix du personnel. Car même en vacances, le client ne relâche pas sa vigilance.

Si la France demeure la première destination touristique au monde, il ne suffit pas d’ouvrir ou de racheter un restaurant, une baraque à frites ou un magasin de prêt-à-porter, même s’il est bien placé, pour s’assurer une existence pérenne.

La saisonnalité suppose d’intensifier son activité pendant le laps de temps où les touristes affluent. Une surcharge de travail est ainsi à prévoir. D'autant que le fractionnement des vacances, lié notamment aux 35 heures, a rendu plus aléatoire la rentabilité des périodes pleines. “Les saisons se sont raccourcies. Avant, mes parents réalisaient 80 % de leur chiffre d’affaires pendant l’été, note Pampi Bernard qui tient l’hôtel des Goélands à Saint-Jean-de-Luz dans le Pays basque. On a perdu les 15 premiers jours de juillet.

Bien définir son offre

Reprendre un commerce saisonnier

L'étalement des vacances permet, à certains, d’être moins dépendant d’aléas climatiques. “La saison est plus longue, confirme Alain Troubat, propriétaire de Coin de Béarn, une boutique de prêt-à-porter. On travaille davantage en avril et mai grâce à une clientèle qui vient le week-end et qui dépense plus qu'en août".

Pour d'autres, les ventes restent concentrées en juillet-août.Nous réalisons toujours 50 % de notre chiffre d’affaires sur cette période" précise André Elustondo qui a repris l’affaire de linge basque Jean-Vier. Dans tous les cas, bien définir son offre et réussir ses achats pour être en phase avec les attentes des consommateurs est décisif.

Avec l’émergence de la grande distribution, l’issue passe inévitablement par l’originalité. “Il a fallu s’adapter, proposer une offre plus souple, personnalisée. On s’est davantage mis au service des clients" résume un commerçant.

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