Cession Commerce

Reprendre un fonds : la marche à suivre

Par Sophie MENSIOR - Le 03 / 12 / 2012
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Financer son projet

Preuve de son implication, l’acquéreur du fonds devra fournir un apport personnel, qui va varier selon les secteurs. Outre le prêt bancaire, d’autres types de financement viendront compléter le dispositif.
  Une fois que vous avez repéré une affaire qui correspond à ce que vous recherchez, il va falloir élaborer un plan de financement. « L’erreur la plus courante est de considérer que le cédant était en roue libre, et que les chiffres annoncés sont faciles à réaliser », estime Grégory Retz, directeur du réseau d’accompagnement lillois Initiative Clé. Ce qui signifie qu’il ne faut jamais sous-estimer le cédant et penser que l’on va facilement multiplier le chiffre d’affaires par 2. Il faut plutôt rester sur une stabilité, et s’appuyer sur les chiffres réalisés précédemment. S’il est indispensable d’avoir une stratégie de développement, d’évolution, il ne faut pas tout changer tout de suite, au risque de perdre salariés et clients. « Il s’agit de trouver un juste équilibre entre la tradition et l’évolution », ajoute Grégory Retz.
La reprise d’un commerce a un coût et sans apport, cela risque d’être compliqué voire impossible. « Généralement, entre 20 et 30 % du prix d’acquisition doit être apporté par le porteur de projet », indique Gaylord Graveleau, gérant d’Intrasaction, une structure du groupe Strego, dédiée à la cession et acquisition de commerces et petites affaires artisanales.
Le reste de la somme sera financé par l’emprunt bancaire, qui couvre 60 à 70 % des besoins, mais ceux-ci peuvent varier selon la qualité du projet et du repreneur.
Généralement, les banques prêtent à des personnes issues du métier (voir Questions à…p18), qui ont déjà une première expérience, c’est notamment le cas pour les coiffeurs, ou les commerces alimentaires comme les boulangers. « Si l’on reprend un magasin de fleurs, c’est mieux d’avoir déjà de l’expérience, en termes de gestion, de traitement du stock, sinon il risque de se produire des problèmes de marge », ajoute Gaylord Graveleau. D’autant que les repreneurs improvisés risquent de se casser les dents face aux salariés, qui peuvent le prendre en otage du fait de sa méconnaissance du business.
Autre point important : il faut s’assurer que le remboursement des fonds empruntés laissera à son repreneur de quoi vivre.
 

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