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Reprendre un fonds : la marche à suivre

Par Sophie MENSIOR - Le 03 / 12 / 2012
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Renforcement des fonds propres

Aujourd’hui dans un contexte économique difficile, est-il plus difficile de se faire financer ? Les experts de la reprise constatent une tendance à l’augmentation des exigences en termes de fonds propres. C’est le cas pour les secteurs, qui sont le plus impactés par la crise. Par exemple pour la restauration, qui connaît des difficultés, les banques vont demander plutôt 50 % d’apport.
« Actuellement, les banques demandent des apports personnels assez importants, ce qui représente souvent un problème », estime Christine Martin, avocat associé au cabinet Vivaldi. « Si les projets sont sérieux, ils seront financés », tempère le gérant d’Itransaction. Lorsque la valorisation est cohérente, que le repreneur possède une solide expérience, qu’il a de l’apport et que le prévisionnel tient la route, il n’y a pas de raison que le projet ne soit pas financé.
D’autres types de financement peuvent compléter le dispositif comme le prêt à la création d’entreprise accordé par Oséo, des prêts d’honneur délivrés par des plates-formes comme France Initiative ou Réseau Entreprendre…L’intérêt de ceux-ci est qu’ils ont souvent un effet levier de 8,2. Plus concrètement, pour 1 euro accordé en prêt d’honneur, on aura un prêt de 8,2 euros de la banque. Ces prêts rassurent le banquier, car ils signifient que le porteur de projet est aidé par des experts et qu’il a déjà bien « planché » sur son dossier.
Le repreneur peut également trouver auprès de l’Etat et des collectivités des aides et subventions, comme le dispositif Nacre, qui s’adresse aux personnes sans emploi.
La formule du crédit vendeur peut également être utilisée. Selon le contexte, la confiance établie entre les parties et la situation patrimoniale du cédant, il est possible de négocier avec ce dernier le paiement échelonné sur plusieurs années d’une partie du prix du fonds cédé.
Lorsque les banques vont prêter à un repreneur, elles vont généralement exiger des garanties. Il peut s’agir de garanties sur les biens financés, comme le nantissement du fonds de commerce ou bien des cautions personnelles. A savoir que certains organismes (fonds de garantie, comme Oséo ou sociétés de caution mutuelle) peuvent prendre en charge partiellement le risque avec la banque. Celle-ci a besoin d’être rassurée  et les cautions constituent un bon thermomètre du degré des risques. Plus le secteur est risqué, plus les garanties demandées seront importantes…
Dernier conseil : pour remporter l’adhésion du banquier, le repreneur devra présenter un dossier clair et précis et montrer qu’il maîtrise bien l’ensemble de ses éléments.

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