Cession Commerce

Reprendre un fonds : la marche à suivre

Par Sophie MENSIOR - Le 19 / 12 / 2016
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La valeur ne fait pas le prix

Sachant que la valeur ne fait pas le prix, mais permet d’avoir des repères et  de constituer un point de départ. Au final,  le prix résultera de la rencontre entre l’offre et la demande, qui va varier selon les secteurs d’activité. C’est bien la loi du marché qui va s’appliquer.

Lorsque les parties se sont mises d’accord sur le prix de cession et les conditions de la reprise, il faut aborder la phase de financement, qui résulte généralement de la combinaison de plusieurs sources.

Comme on l’a évoqué dans la première partie, obtenir des fonds s’avère généralement plus simple dans le cas d’une reprise que dans celui d’une création. Dans ce dernier cas, le créateur part de zéro et l’effet de décollage pourra être très long… Alors que dans le cas d’une reprise, le projet sera plus vite opérationnel. Celle-ci-ci nécessite de mettre une certaine somme au démarrage et de s’endetter.

Si la reprise permet de lever des financements, les banques restent cependant exigeantes par rapport aux emprunteurs. Tout d’abord, elles demandent un apport personnel d’environ 30 % mais aussi des garanties (nantissement et caution personnelle). « Ce ratio demeure un critère pertinent, mais après il peut évoluer en fonction de différents éléments. Quand il s’agit d’un projet compliqué, les banques demandent plus d’apport personnel », mentionne Antoine Guiot (Strego).

Pour muscler ses fonds propres, plusieurs pistes existent. Pour les créateurs/repreneurs, il y a un certain nombre d’aides, notamment de Pôle Emploi, comme l’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprises) ou encore le prêt Nacre, dédié aux jeunes repreneurs et demandeurs d’emploi, dont le montant peut varier entre 1 000 et  10 000 euros.  Il est possible aussi de décrocher des prêts d’honneur, prêts à taux zéro accordés à titre personnel. Ceux-ci peuvent être délivrés par des réseaux d’accompagnement, tels Initiative France ou Réseau Entreprendre, à partir d’un dossier présenté devant une commission, qui décidera ou non de suivre le porteur de projet.
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