Cession Commerce

Reprendre une affaire artisanale

Par Sophie MENSIOR - Le 29 / 11 / 2010
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Un secteur porteur d’opportunités

Considéré comme la « première entreprise de France », l’artisanat occupe une place importante au sein de notre économie, et se déploie dans de nombreux domaines, ce qui en fait un secteur porteur d’opportunités.
 
L’artisanat en France c’est :

  • Un secteur qui compte aujourd’hui 920 000 entreprises, avec un chiffre d’affaires de 300 milliards d’euros et plus de 3,1 millions d’actifs.
  • Une création, en 2009, de 95 617 entreprises artisanales.
  • Une création, sur une période de 7 ans, de 430 000 emplois salariés, soit 25 % du total des emplois créés en France durant la même période.
  • Environ 200 000 apprentis formés aux métiers de l’artisanat chaque année, dont 80 % d’entre eux ont un emploi à l’issue de leur formation.

(Source : Le portail de l’Artisanat)
 

En alliant savoir-faire traditionnel et technologies de pointe, l’artisanat a su construire les conditions lui permettant de devenir la « première entreprise de France », selon ses propres termes, car il est à la fois le dépositaire de traditions anciennes, de techniques éprouvées mais aussi d’une culture qu’il enrichit et adapte au gré des évolutions de la société  et des goûts de sa clientèle.

L'artisanat regroupe divers métiersPrésent dans les secteurs de l’alimentation (11 %), du bâtiment (40 %), de la production (17 %) ou des services (37 %), cet univers  rassemble plus de 510 activités différentes répertoriées par la nomenclature des activités françaises artisanales (NAFA).
La part de l’artisanat dans le renouvellement du tissu économique est particulièrement importante : sur les 920 000 entreprises artisanales, 31 % sont présentes en communes rurales et leur répartition géographique dans les unités urbaines est de 41 % dans les communes de moins de 200 000 habitants et de 28 % dans les villes de plus de 200 000 habitants.
 
Toutefois, les créations d'entreprises artisanales sont nettement plus importantes que les reprises, en effet, 87 % des installations dans l’artisanat se font par la création pure et 13 % sont des reprises d’entreprises.
« Je préfère que l’on dise entreprise plutôt qu’affaire. Car quelque soit le secteur, nous avons affaire à une entreprise, même si elle est de plus petite taille », tient à préciser Alain Griset, président de l’APCM (Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat). Il est à noter que la proportion de reprises d’entreprises varie de façon considérable selon les activités. Par exemple, dans l’artisanat du bâtiment, elle ne représente que 4 % des nouvelles installations alors que dans les activités de service aux particuliers, elle dépasse 30 %. Cette proportion monte à 50 % dans les métiers de l’agro-alimentaire et atteint 60 % dans les métiers de bouche. « Bien souvent dans l’alimentaire, chez les bouchers, les boulangers,  le logement est  lié à l’activité, le repreneur doit prendre les deux : le fonds de commerce et le logement », commente Alain Griset. « Cela complique un peu la donne. Parfois il y a des affaires qui ne se vendent pas pour cette raison. Pour le repreneur, il sera difficile d’investir dans les deux. Or le vendeur souhaite s’en défaire. Ce n’est pas très facile à résoudre. Cela peut être un élément qui empêche une transmission », ajoute le président de l’APCM. 
A noter que dans l’artisanat de production, un repreneur conserve en moyenne 80 % de la clientèle du cédant.
 

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