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Reprendre une affaire artisanale

Par Sophie MENSIOR - Le 03 / 03 / 2014
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Des différences selon les secteurs

Si 87 % des installations dans l’artisanat se font par création pure, 13 % sont des reprises d’entreprises. Cependant la proportion de ces dernières  va varier considérablement selon les activités. Ainsi la reprise d’entreprises dans l’artisanat du bâtiment  ne représente que 4 % alors que celle dans  les activités de services aux particuliers dépasse les 30 %. Cette proportion monte à 50 % dans les métiers de l’agro-alimentaire et atteint 60 % dans les métiers de bouche (source : Insee, Sine 2006, exploitation Institut supérieur des métiers).
Selon les secteurs, la reprise s’opère de différentes façons : dans le bâtiment et de l’artisanat de production, les reprises sont majoritairement familiales ou salariales tandis que dans la coiffure et l’artisanat alimentaire, les reprises sont majoritairement des achats par un tiers ou une prise en location gérance.
De façon générale, les chambres de métiers constatent que la transmission familiale n’est plus le modèle prépondérant. Aujourd’hui, créer son entreprise est devenu l’aspiration d’un certain nombre de salariés, soit parce qu’ils sont au chômage ou craignent de l’être, soit parce qu’ils aspirent à réaliser un projet personnel en devenant leur propre patron.  
La reprise peut constituer une alternative : elle sera lourde en termes de financement, mais offre plus de probabilités de réussite, jusqu’à 95 % à 100 % selon les métiers contre 60 % pour une création, toujours selon les données de l’APCMA.

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