Cession Commerce

Reprendre une affaire artisanale

Par Sophie MENSIOR - Le 03 / 03 / 2014
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De nouveaux profils

Parmi ces nouveaux profils, qui rejoignent les rangs de l’artisanat, on trouve en effet une population de cadres, issus de grands groupes et qui veulent développer leur propre activité. Même s’ils n’ont pas l’expertise du métier, ils peuvent se former et sont souvent prêts à le faire. Ou alors s’appuyer une personne de l’équipe en place, qui possède les compétences techniques. De leur côté, ils vont apporter leur expérience acquise au cours de leur vie professionnelle, cela peut être en termes de gestion, de marketing, de management… C’est le parcours qu’a vécu  Georges Bell, ex-directeur marketing Europe d’un groupe allemand et ex directeur commercial dans une agence conseil en marketing direct, et qui a repris en 2008 une entreprise en plomberie-chauffage.
C’est aussi le cas de Fabrice Gérard, ancien cadre commercial dans un hebdomadaire gratuit et qui a fait l’acquisition d’une entreprise de gravure/signalétique à  la Chapelle-Saint-Luc dans l’agglomération troyenne. « J’ai fait le choix de reprendre afin de bénéficier d’une clientèle, d’un savoir-faire et d’une image de marque, plutôt que de tout démarrer de zéro », raconte-t-il. Aidé par la Chambre des métiers de Troyes, il choisit parmi les entreprises à reprendre celle qui se rapproche le plus de son activité, une entreprise de signalétique/gravure, une TPE (très petites entreprises) avec une salariée.  « J’ai pensé que mon expérience précédente pouvait avoir un lien direct avec cette affaire », estime Fabrice Gérard.  En investissant dans deux imprimantes numériques, il a pu développer de nouvelles prestations, et ainsi  accroitre le chiffre d’affaires de façon conséquente, puisqu’il a augmenté de plus de 50 % en deux ans. « Nous avons beaucoup de travail et nous ne connaissons pas la crise », commente le chef d’entreprise. Quel bilan tire-t-il de sa nouvelle vie ? « Ce qui est difficile dans une petite structure, ce qu’il faut savoir tout faire tout seul. J’ai appris à me servir des machines, à m’occuper de la maintenance ».  Une expérience plutôt concluante car si c’était à refaire, Fabrice Gérard le referait… « Je n’ai aucun regret, à part le temps pris sur ma vie privée », déclare-t-il.

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