Cession Commerce

Reprendre une affaire artisanale

Par Sophie MENSIOR - Le 03 / 03 / 2014
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Accéder au financement

S’il est essentiel pour les repreneurs d’être accompagnés dans leur formation, il faut aussi qu’ils puissent accéder au financement. Et là ce ne sera pas toujours simple, surtout dans le contexte économique actuel « Aujourd’hui, l’accès au financement est plus difficile, les critères se sont durcis», estime  Jean-Pierre Trouillard (In Extenso).
Les conditions requises : fournir  un apport personnel, d’environ 30 %, mais aussi avoir un profil adéquat. « Les banques vont regarder l’adéquation homme/projet », ajoute l’expert-comptable. Certains dispositifs existent pour faciliter cette phase, tels que celui de la Siagi, société de caution mutuelle, créée justement pour favoriser l’accès des entreprises artisanales au crédit bancaire. Le repreneur peut également se tourner vers Bpifrance. L’établissement peut l’accompagner dans le financement de la reprise et garantir la banque qui prend en charge le prêt. Et ce, grâce à deux outils spécifiques : le Prêt à la création d’Entreprises (PCE), qui s’adresse à ceux qui créent ou reprennent un fonds de commerce dans une enveloppe de 45 000 euros, et le Contrat de Développement Transmission, destiné à des opérations de taille plus importante.
Outre l’apport personnel, le repreneur devra généralement  fournir des garanties. C’est ce qui s’est passé pour Georges Bell, qui a racheté en 2006  une affaire de plomberie-chauffage-électricité dans l’Aube. Les banques ont financé 110 % du dossier de rachat  (prix d’acquisition  et frais annexes), mais en échange il y a eu nantissement du contrat d’assurance vie du couple et de son bien immobilier. Quant à Fabrice Gérard, qui a repris une affaire de signalétique/gravure, il a pu effectuer cette opération grâce à un apport personnel, complété par un prêt bancaire (trois banques ont été mises en compétition).
Différents cas de figure existent. Pour aider leur fils, Michaël, titulaire d’un CAP Pâtissier, à démarrer, ses parents Jean-Marc Dellenbach  et son épouse ont repris les parts sociales d’une boulangerie  pour 1 euro symbolique et le passif à hauteur de 120 00 euros. L’idée étant que le fils prenne 50 % du capital à sa majorité.  Pour conclure cette opération,  dont le montage a été proposé par ICF, le père disposait de 50 000 € d’apport. Il a par ailleurs entamé des démarches pour renégocier le prêt avec la banque du cédant.  Un joli coup de pouce pour soutenir les débuts professionnels de leur enfant.

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