Cession Commerce

Reprendre une affaire artisanale

Par Sophie MENSIOR - Le 14 / 03 / 2016
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Transmission familiale en baisse

Les reprises concernent plutôt les activités de type commercial, donnant lieu à une reprise de fonds de commerce (par exemple dans l’alimentaire, la coiffure). 40 % des cessions seulement sont dues à un départ en retraite. Autres données chiffrées : 58,7 % des dirigeants ayant cédé leur entreprise avaient moins de 55 % (69,2 % dans le secteur de l’alimentation). Les entreprises artisanales sont reprises majoritairement par des tiers (51 % des reprises). Les rachats par les salariés concernent 17 % des reprises, les familiales 20 %. Ce mode de transmission étant en baisse depuis quelques années, les dirigeants se tournent  beaucoup plus qu’avant vers la recherche d’un repreneur extérieur.

Pour ceux qui veulent se lancer dans l’artisanat,- qu’ils soient repreneur, créateur, apprenti, salarié, demandeur d’emploi, chef d’entreprise-, être accompagné  constitue un gage de pérennité. Ceux-ci pourront trouver auprès du réseau des chambres de métiers une offre de services adaptée. Ainsi les porteurs de projet peuvent bénéficier d’un parcours balisé, qui commence par une évaluation du projet pour estimer ses forces et ses faiblesses. Les chambres de métiers les accompagnent pour confirmer la localisation de l’entreprise, en trouver le financement, les informer sur l’EIRL, statut de l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée. En vigueur depuis le 1er janvier 2011, il a été créé à l’intention des commerçants et artisans, afin de protéger leurs biens en cas de faillite.

Les chambres instruisent également les dossiers d’aide à la création-reprise d’entreprise Accre et Nacre. Elles organisent le SPI (stage préalable à l’installation), obligatoire pour les personnes qui demandent leur immatriculation au répertoire des métiers. D’une durée minimum de 30 heures, il couvre différents domaines tels que l’étude de marché, le choix du statut juridique, la gestion des ressources humaines ou la comptabilité…Depuis la loi Pinel du 20 juin 2014, il est devenu obligatoire pour les auto-entrepreneurs artisans.
Elles fournissent, par ailleurs, un suivi personnalisé avec des professionnels, avec lesquels elles ont noué des partenariats (avocats, notaires, experts-comptables, banquiers, assureurs, organismes sociaux). Dernière démarche : l’inscription au CFE (Centre de formalité des entreprises), qui permet d’accomplir en un seul lieu les formalités préalables au démarrage de l’activité.

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