Cession Commerce

Reprendre une affaire artisanale

Par Sophie MENSIOR - Le 14 / 03 / 2016
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Hugues Alexandre : d'avocat à ébeniste

La trajectoire d’Hugues Alexandre illustre bien la diversité des profils qui rejoignent l’artisanat. Avocat spécialiste en droit social à Angers, il a exercé notamment au sein du cabinet Fidal. Il y a deux ans, il décide de devenir ébéniste. «Je pratiquais cette activité à titre amateur et je ressentais le besoin de faire autre chose », raconte-t-il. Il franchit le pas après avoir déterminé les formations nécessaires : l’École Boulle à Paris et à l’École Supérieure d’Ébénisterie d’Avignon. Puis il a l’opportunité d’installer son atelier, à la Cour des Arts de Vauréal (95).

Situé à 5 minutes de Cergy Pontoise, ce lieu est un incubateur soutenu par la commune, qui regroupe une vingtaine d’artistes créateurs et restaurateurs. « Je loue le local à la mairie pour un prix attractif : 430 euros par mois pour un atelier de 70 m² », indique Hugues Alexandre. Cet emplacement permet, en outre, de faire jouer  la synergie avec les autres artisans. Les débuts n’ont pas été faciles : les machines sont arrivées un peu tard et il a fallu décrocher un prêt bancaire. Finalement pour compléter son apport personnel, il a pu obtenir prêt à taux zéro par Initiative 95 et un prêt par la Caisse d’Epargne, les deux étant liés.

« Le plus difficile, c’est de trouver son créneau et sa clientèle, estime-t-il. C’est compliqué en termes de prix, de positionnement de marché ». Aujourd’hui, il oriente son activité vers la restauration de différents types de meubles et vers la création de produits personnalisés, plutôt contemporain style Art Déco.

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