Cession Commerce

Reprendre une affaire artisanale

Par Sophie MENSIOR - Le 14 / 03 / 2016
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Construire son projet

Se lancer dans la reprise d’une affaire artisanale ne s’improvise pas et nécessite une sérieuse préparation. Analyse de l’entreprise, financement sont autant d’étapes capitales à franchir. Sans oublier de s’interroger, en premier lieu, sur ses propres motivations.

Quelques 40 000 entreprises artisanales sont à reprendre chaque année en France ! En alliant savoir-faire traditionnel et technologies de pointe, l’artisanat a su construire les conditions lui permettant de devenir « la première entreprise de France », selon les termes employés par la Chambre de métiers et de l’artisanat. Ainsi, selon cet organisme, 300 000 entreprises artisanales seront à transmettre dans les dix années à venir.
Mais avant de se lancer dans une telle opération, il va falloir entamer une réflexion approfondie et se poser les bonnes questions.

Tout d’abord, il convient de bien définir son projet. Et s’interroger sur ses propres motivations. Si l’on est  salarié et que l’on devient chef d’entreprise, le changement sera de taille et la situation au quotidien  ne sera plus la même. D’autant que « dans une TPE, c’est le dirigeant qui fait la différence et qui doit être compétent sur tous les sujets », indique Stéphane Gaschet, responsable national Point C et région Grand Ouest chez In Extenso. Le repreneur d’une affaire artisanale devra avoir bien conscience du temps, de l’énergie que cela va représenter et de l’argent, qu’il faudra y investir.

Ensuite, il faut savoir quelles sont ses compétences, et notamment les diplômes possédés.  Ce qui orientera le type d’activités vers lesquelles on veut se diriger. On l’a vu dans la première partie p 12,  être artisan ne s’improvise pas. Pour être officiellement reconnu comme tel, il faut justifier soit d’un diplôme ou d’un titre homologué dans le métier exercé, soit d’une immatriculation au répertoire des métiers pendant au moins six ans. En ce qui concerne le titre artisan d’art, il sera attribué à l’artisan dont l’activité est répertoriée  dans la classification des métiers d’art. Ce titre étant délivré par les chambres de métiers et de l’artisanat.

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