Cession Commerce

Réussir la reprise d'un fonds de commerce

Par Sophie MENSIOR - Le 19 / 01 / 2009
Suivre sur Twitter

Sommaire

Faire le bon choix

Différents critères rentrent en ligne de compte dans le choix du fonds que vous souhaitez reprendre. Aucun n’est à négliger. Emplacement géographique, contenu du bail, organisation du travail…tous ces aspects ont leur importance.
 
Parmi les éléments sur lequel le repreneur potentiel devra être vigilant figure, en premier lieu, l’emplacement géographique, croisé avec le métier. « Il faut sélectionner un emplacement de bon niveau, qui ne sera pas forcément situé dans l’hyper-centre », estime Yannick Hoche, responsable reprise-transmission d’entreprises à l’APCE (Agence pour la création d’entreprises).

Effectivement, il y a des activités qui ne seront  pas systématiquement rentables en étant basées dans le centre-ville. Par exemple, une petite librairie implantée dans l’hyper-centre aura du mal à atteindre la rentabilité. « Il faut savoir prendre un emplacement de deuxième catégorie, sans tomber dans la troisième catégorie, à savoir la mauvaise affaire », ajoute Yannick Hoche.
choisir emplacement
En ce qui concerne l’emplacement géographique, il faudra aussi bien regarder ses voisins. Car il y a des activités qui vont bien ensemble. Par exemple, si l’on veut reprendre un magasin de mode ou de décoration, il sera intéressant d’avoir comme voisin une boutique de loisirs créatifs. En revanche, être situé à proximité d’une boucherie n’apportera pas grand chose de plus.

« Il vaut mieux avoir un univers de concurrence qu’être isolé », estime de son côté Cyrille Pineau, expert-comptable au cabinet Strego.
Cela sera particulièrement vrai pour les commerces de bouche (boulangerie, boucherie, primeurs, fromagerie-crémerie…). Pour un commerce de vêtement, il faudra surtout être dans une zone de passage, avoir un emplacement de qualité, et figurer également avec d’autres commerçants du même univers. « Même si l’on a un bon concept, il faut faire venir les consommateurs », ajoute Cyrille Pineau.
En outre, il faut pouvoir répondre à la question : est-ce que j’ai un projet pour capter des clients en centre-ville ou en grande surface ?

Prendre ses distances

Une fois l’emplacement géographique étudié, il faut prendre un peu de distances, pour vérifier si c’est le bon. Il sera vivement conseillé d’aller faire un tour à la Mairie pour voir quels sont les grands travaux prévus, les projets structurants planifiés dans la ville, le bourg, le village…Le plan de circulation du bus ou du tramway peut changer la donne. « Il est indispensable de vérifier dans quoi et où on va mettre les pieds », recommande Yannick Hoche.

Dans le même ordre d’idées, il est conseillé de se rendre dans la Chambre de commerce et d’industrie de référence, pour recueillir des informations sur le niveau d’équipement commercial de l’endroit que l’on vise. « Car beaucoup de choses peuvent remettre en cause un taux de population que l’on croyait garanti », estime le responsable reprise-transmission à l’APCE.

Autre conseil prodigué par Yannick Hoche : il faut s’installer en face de l’affaire repérée pour voir comment cela se passe. Quel est le profil de la clientèle ? Quels sont les flux, à quels moments de la journée sont-ils les plus importants ? Par exemple, pour un bar, il sera fondamental de vérifier les amplitudes d’ouvertures.
Il ne faudra pas hésiter à discuter avec le patron du café d’en face, qui vous livrera sûrement un certain nombre d’informations et de détails, non divulgués par le cédant.

Deuxième critère à prendre en compte : le local. La question à se poser est de savoir si l’on va s’y sentir bien. Cela sera particulièrement important pour les métiers de bouche, la restauration… « En général, on rachète une base pour en faire quelque chose, c’est très rare de trouver un local tel qu’on le souhaite. Et généralement, s’il est superbe, il sera cher… », indique Cyrille Pineau.

< Retour à la liste

Ces pages pourraient vous intéresser :

>Actualité
Magazine l'argus des commerces et des entreprises