Cession Commerce

Réussir la reprise d'un fonds de commerce

Par Sophie MENSIOR - Le 19 / 01 / 2009
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La rentabilité privilégiée

De fait, il semble que la méthode de rentabilité rassemble les suffrages des professionnels. Elle vise à estimer la capacité future de l’entreprise à dégager des bénéfices, puis en déduire sa valeur en tenant compte du risque de non-réalisation de ces bénéfices. Elle sera généralement combinée avec d’autres données.

« La meilleure méthode, pour le repreneur, est la méthode de rentabilité », pense Cyrille Pineau. Ce qui équivaut à multiplier par 7 le résultat de l’entreprise et par 4 l’EBE. L’Excédent brut d’exploitation est ce qui reste à l’entreprise, une fois rémunérés les salariés et l’Etat. C’est ce qui permet à l’entreprise de se financer elle-même et de rémunérer les apporteurs de capitaux. Il est donc considéré comme un bon indicateur de la performance industrielle et commerciale de l’entreprise.

 « On pourra alors racheter l’entreprise à un prix, qui permet de rembourser l’emprunt », ajoute-t-il. Cependant, il conseille de faire un mix avec la méthode patrimoniale. Réalisée par l’expert-comptable du cédant, une évaluation va valoriser la méthode patrimoniale tandis que le repreneur, qui a un prêt à rembourser, va s’appuyer sur la méthode de rentabilité.

Pour Bran Billand-Pillet (CCIP) :  « aujourd’hui seule compte la rentabilité économique, à laquelle on applique un coefficient qui dépend de l’emplacement, du secteur d’activité, en corrélation avec le droit au bail ». L’évaluation de l’affaire sera axée sur la valeur bilantielle, c’est à dire l’existant. « La seule base sur laquelle le repreneur se fonde, c’est le bilan », ajoute-t-il. Pour certains secteurs, tels que les métiers de bouche, la conformité aux normes de sécurité, d’hygiène doit rentrer dans l’évaluation. Il est à noter que la valorisation s’effectue toujours hors stock, celui-ci ne concerne pas le repreneur. Dans ce cadre, il faut encourager le cédant potentiel à se débarrasser du stock invendu.

Pour Yannick Hoche, deux paramètres sont à prendre en compte dans l’évaluation : le chiffre d’affaires et l’Excédent brut d’exploitation. Une fourchette de 4 à 8 fois l’EBE sera un bon repère. Il recommande de consulter les banques de données des Centres de Gestion Agréés.  « Les CGA ont rassemblé des informations sur  différents secteurs d’activité, qui permettent d’éclairer le marché de façon neutre. Ces banques de données permettent de se rendre compte du prix moyen pratiqué et constituent une base de discussion», estime-t-il.

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