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Trouver des financements

Par Sophie MENSIOR - Le 13 / 06 / 2016
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Contreparties en nature

Dans la panoplie des sources de financement, on voit apparaitre depuis quelques temps, le crowdfunding, appelé en français financement participatif. « Cela peut permettre aux PME-TPE de financer toute ou partie de leur projet », appuie Stéphane Vromman, co-fondateur de Bulb in Town, une plate-forme de financement participatif de proximité, qui accompagne notamment commerçants et artisans. En échange de leur soutien, les investisseurs vont recevoir soit des contreparties en nature (produit ou service lié à l’entreprise), soit des parts dans l’entreprise. « Ces contreparties vont permettre de créer du lien entre le projet et ses contributeurs », appuie Stéphane Vromann. Lorsqu’ il s’agit de dons, le montant moyen est d’environ 5 500 euros (majoritairement entre 2 000 et 10 0000 euros) ; quand ce sont des entrées au capital d’une entreprise,  les montants vont de 50 000 à 1 million d’euros.

Ainsi Bulb in Town a  pu accompagner une sandwicherie  pour le financement de son comptoir, une librairie pour son mobilier ou encore une pâtisserie pour sa vitrine réfrigérée. Ce type d’opération constitue un bon moyen de communiquer et de faire parler de son projet, d’avoir une histoire à raconter…
Autre exemple : pour la Boucherie du Village dans un petit village du Gers de 1 000 habitants, 230 personnes (près d’un quart) ont soutenu le projet. Bulb in Town a pu collecter 13 500 euros pour son ouverture.

Il faut savoir que toutes les opérations de crowdfunding n’aboutissent pas. Bulb in Town annonce un taux de succès de 75 % (100 % lorsqu’il s’agit de participations au capital). Au bout de 3 ans d’existence, la plate-forme a  financé 300 projets et collecté 4ME. Pour se faire connaître, elle a noué des partenariats  avec un certain nombre de réseaux d’accompagnement (CCI, France Active, Initiative France, l’Adie, les experts-comptables…). Elle  mène actuellement une expérimentation avec le Crédit Agricole Charente-Périgord. « La vision des banques a beaucoup changé à notre égard, au début elles nous voyaient comme des concurrents. Aujourd’hui, elles ont fait le constat qu’il y a de la place pour tout le monde », estime Stéphane Vromman.

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