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A trois, ils reprennent l'affaire de serrurerie de leur patron

Par Sophie MENSIOR - Le 01 / 12 / 2008
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A trois, ils reprennent l'affaire de serrurerie de leur patron Trois salariés ont repris, depuis un an, l’affaire de leur patron, Gedeferm, spécialisée en serrurerie et fermetures de bâtiment. Une aventure, qui a leur a permis de d’endosser le costume d’entrepreneur.

Sachant que l’heure de la retraite allait sonner, Raymond George, négociant et installateur de systèmes de serrures et fermetures de bâtiment, propriétaire de deux magasins dans le Val de Marne (Champigny et Vincennes) propose à trois de ses salariés de prendre sa relève.

Les trois salariés, Isabel Messias, technico-commercial pour la partie fenêtres, Thérèse Lebrun, responsable du magasin de Vincennes et Régis Scolari, technico-commercial pour la partie serrures-alarmes, acceptent ce challenge. Travaillant ensemble depuis longtemps, ils sont complémentaires en termes d’expérience professionnelle et partagent la même vision de l’entreprise. 

Ils acceptent le prix proposé par Raymond George,
à savoir 300 000 euros pour le rachat des parts sociales, avec l’objectif de garder l’ensemble du personnel, soit 10 collaborateurs. Commencent alors les démarches, que les trois salariés ne connaissent pas spécialement.

Le montage financier se précise, avec la création d’un holding IRT (pour Isabel, Régis, Thérèse), les trois nouveaux associés en possèdent 30 % chacun et le fils de l’ancien patron les 10 % restants. « La création de ce holding nous a permis de racheter Gedeferm, explique Thérèse Lebrun, nommée gérante. Le but n’étant pas de se reverser des dividendes mais de conserver nos salaires ».

« Le bilan de la première année correspond à ce que nous avions prévu »

Quatre banques sont contactées pour l’obtention du prêt : La BICS, la Société Générale, la Bred et HSBC. La situation évolue lorsque la CCIP du Val de Marne les contacte pour leur parler du Fidep, un prêt d’honneur accordé par le département. Les trois protagonistes doivent alors monter un nouveau dossier, dans des délais très courts : ils ont un mois pour boucler le projet.

Le prêt d’honneur de 30 000 euros leur est accordé, à condition qu’ils remettent de l’argent dans le capital et qu’ils réalisent un pacte d’associés. « Une fois que nous avons obtenu ce prêt, tout s’est décanté », raconte Thérèse Lebrun.

Nouvellement implantée à Champigny, et souhaitant développer une clientèle professionnelle, c’est la Bred qui leur accorde un prêt de 260 000 euros
. A celui-ci, s’ajoutent 40 000 euros d’apport personnel, et 30 000 accordés par le Fidep, soit un total de 330 000 euros. 

Bilan de la première année
: elle s’est bien passée aux dires des nouveaux associés. « Nous allons réaliser un chiffre d’affaires en hausse de 10 % par rapport à 2007 mais nous avons eu des frais supplémentaires car nous avons embauché. Le bilan correspond à ce que nous avions prévu », annonce Thérèse Lebrun.

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