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Ancien salarié dans le secteur, il reprend une entreprise d'affûtage

Par Sophie MENSIOR - Le 07 / 12 / 2009
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Ancien salarié dans le secteur, il reprend une entreprise d'affûtage Depuis plusieurs années, Yannick Godin voulait se mettre à son compte. C’est désormais chose faite, avec la reprise en septembre dernier, d’une entreprise d’affûtage en Loire-Atlantique. Pour la développer, le nouveau chef d’entreprise ne manque pas de projets.

Avec un CAP d’ajusteur et de dessinateur industriel, un Bac Pro en construction mécanique, Yannick Godin travaille plus de 15 ans comme salarié dans le secteur de l’affûtage. Lorsque son entreprise est rachetée par un grand groupe, il s’interroge sur son avenir, dans l’idée de se mettre à son compte.
Par un de ses anciens collègues, il apprend que le patron d’une entreprise d’affûtage serait sur le point de prendre sa retraite. Yannick Godin se rend aussitôt chez lui. Surpris par sa démarche, celui-ci, âgé de 61 ans, lui rétorque qu’il n’est pas sur le départ.
Finalement, après réflexion, le cédant potentiel fournit ses bilans au repreneur, qui commence à travailler dessus, avec son expert-comptable. Au sortir d’une réunion à la Chambre de Métiers sur le thème de la reprise, il rappelle Yannick Godin pour lui annoncer qu’il est prêt à vendre. 
Pendant ce temps, celui-ci a négocié un départ de son entreprise, sous forme d’une rupture conventionnelle. Il poursuit le montage du projet et son plan de financement. Disposant d’un apport personnel de 16 000 euros, il en obtient 6 000 de la plate-forme Nantes Initiative, qui lui délivre également le prêt Nacre à taux zéro d’un montant de 10 000 euros. Avec 32 000 euros d’apport, il en emprunte 95 000 pour boucler le montant total du projet, qui s’élève à 127 000 euros. Trois banques étaient prêtes à le suivre, l’affaire se conclut, en terrain connu, avec sa banque le Crédit Mutuel.
La reprise de l’affaire, -un fonds artisanal-,  se signe le 30 septembre 2009. Dans ce cadre, Yannick Godin récupère le matériel, la clientèle et conserve le salarié. « Celui-ci a 21 ans d’antériorité dans l’entreprise, c’est important de le garder », estime le repreneur. En outre, il se fait accompagner par le cédant pendant une période de 4 mois.

« Nous avons budgété une remise en état du matériel »

Son objectif : déménager pour se rapprocher de la métropole nantaise et s’installer dans un magasin avec une devanture attrayante. Dans le but de conquérir une nouvelle clientèle et de développer sa gamme de produits.
Parmi les mauvaises surprises, mais qui avaient été identifiées : des machines vieillissantes. « Nous avons budgété une remise en état du matériel », indique le repreneur.
Pour l’instant, Yannick Godin n’a perdu qu’un seul client, qui représente 4 % du chiffre d’affaires. « Nous avons anticipé une baisse en raison du contexte économique et du changement de propriétaire, car il y a toujours une période de flottement », indique le repreneur.

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