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Commerçante dans l'âme, elle reprend un magasin de coupes et trophées

Par Sophie MENSIOR - Le 16 / 07 / 2007
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Commerçante dans l'âme, elle reprend un magasin de coupes et trophées Grenobloise de souche, Véronique Cerutti a repris un magasin de coupes et trophées dans sa ville natale. En s’appuyant sur ses connaissances et la renommée du prédécesseur.

C’est au Palais des Congrès de Grenoble qu’elle commence à travailler après l’obtention de son BTS. S’ensuit une kyrielle de petits boulots avant de découvrir l’univers de la grande distribution : “J’étais amoureuse d’un PDG de grande surface, précise-t-elle. J’ai donc travaillé à ses côtés. Je m’occupais de tout le système caisse, fichier produits et marchandises générales.” L’affaire marche tant et si bien qu’au bout de cinq ans, la grande surface, située sur la commune du Touvet, s’agrandit. Un multiservice-pressing-imprimerie est créé en son sein. C’est Véronique qui en prend les commandes.

La séparation du couple va changer la donne. C’est alors qu’elle apprend la mise en vente de l’établissement Wiart, véritable institution pour les Grenoblois : “Etant dans le domaine sportif, je venais acheter les coupes ici", explique-t-elle. L’affaire est toutefois en perte de vitesse : “Les associations ne pouvant plus vendre d’alcool, elles ont moins d’argent, donc moins de ressources pour acheter des coupes, développe-t-elle. En plus, ils n’ont pas trop cherché à se diversifier au cours des deux dernières années.”

« L'affaire étant connue sur Grenoble, j'ai considéré qu'il était préférable de ne pas changer de nom »

Résultat ? Les bilans sont en baisse avec à peine 150 000 euros de chiffre d’affaires. Le magasin n’étant pas particulièrement bien placé – “les clients viennent parce qu’ils connaissent, mais ce n’est pas le passage qui fait vendre” –, les cédants n’en demandent que 70 000 euros auxquels il faut ajouter 15 000 euros de stock. La somme à réunir pour acquérir le commerce n’est pas énorme, mais Véronique n’a pas d’argent de côté. Elle a 44 ans et est en proie à d’importants ennuis de santé. Sans apport personnel, l’affaire paraît mal embarquée. Un  ami vole à son secours et lui prête les 150 000 euros nécessaires. Quelques soucis avec le propriétaire des murs vont encore retarder la vente. Le 1er avril 2003, le fonds lui appartient.

Véronique décide de conserver le nom de la boutique et garde le neveu de l’ex-propriétaire : “L’affaire était connue sur Grenoble sous cette appellation, explique-t-elle. J’ai considéré qu’il était préférable de ne pas changer.” Cependant les mesures à prendre pour redynamiser le commerce ne manquent pas  : d’une part, elle réaménage le magasin afin de gagner de la place pour étendre la gamme de produits ; d’autre part, elle étoffe la partie textile et pétanque, même si ces deux segments représentent à peine 20 % de son CA global.

Le pari semble gagné puisqu’elle enregistre une progression de 50 % en 2005 ! Un chiffre qui induit un investissement personnel colossal : “Je me rends sur toutes les manifestations, je visite les clubs, les comités, les fédérations pour développer mon volume d’offres, énumère-t-elle. La différence se fait aussi sur l’accueil, le service et le suivi : on livre, on grave, on connaît personnellement nos clients.”

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