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Elle a repris un restaurant à Paris

Par Sophie MENSIOR - Le 12 / 03 / 2007
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Elle a repris un restaurant à Paris Femme de goût et de tempérament, Brigitte Lannadère a repris, en 2003, un restaurant dans le VIIIe arrondissement de Paris. Dépourvue de toute expérience dans le commerce, elle reçoit ses clients comme elle recevait, auparavant, ses invités. Par dizaines.

Restauratrice, Brigitte Lannadère n’avait jamais imaginé le devenir. C’est le licenciement de son mari, en 2003, qui la conduit à reprendre une activité. Dépourvue d’expérience dans le commerce, elle est attirée par la restauration.

Convaincue que son expérience en tant que maîtresse de maison est un gage de réussite, Brigitte s’enquiert d’une affaire à reprendre : “J’étais habituée à recevoir régulièrement des invités qui se comptaient souvent par dizaines, témoigne-t-elle. Reste que je voulais initialement faire du petit déjeuner, déjeuner, goûter haut de gamme, genre Lina’s, et ne pas travailler le soir.”

Un restaurant dont elle est cliente, rue de Ponthieu, non loin de chez elle, est en vente. L’affaire, qui tourne sur 65 couverts le midi, présente en outre la particularité d’être déjà spécialisée dans les hamburgers : “Les endroits à la mode sont légion dans ce quartier mais beaucoup disparaissent très vite, avait-elle constaté. Cet établissement avait su s’inscrire dans une certaine pérennité comme nous avions pu le constater lors de nos nombreuses visites. Nous y avons même envoyé certains de nos amis pour disposer de plusieurs avis.”

« La cédante m'a tout appris : le rapport à la clientèle, au stock, au prix et au personnel »

Les négociations vont bon train et la promesse de vente est signée en octobre. L’acquisition de l’affaire, évaluée à 255 000 euros, nécessite un emprunt de 150 000 euros auxquels viennent s’ajouter 70 000 euros supplémentaires de travaux pour “bien marquer le changement de propriétaire”.

Mais lucide sur sa méconnaissance du métier, Brigitte commence, dès le mois de décembre, à effectuer des services sous la direction de la propriétaire des lieux: “La transition a ainsi pu s’opérer en douceur grâce à sa bienveillance, atteste-t-elle. Elle m’a appris le métier : les prix, le stock, le rapport à la clientèle, au personnel”.

Les cuisiniers sont également concernés pour assurer une continuité dans la qualité : “Ils ont été un peu circonspects au début face à notre ignorance du métier mais tout s’est finalement bien passé, se souvient-elle. Ce noyau dur de clientèle, nous a permis de ne pas perdre d’argent lors de la première année d’exploitation.”

Du PDG, nom qu’elle a donné à son établissement, Brigitte veut en faire un lieu plus haut de gamme. Pour y parvenir, elle choisit un boulanger renommé, pour le pain de ses hamburgers, et change de boucher. La métamorphose en douceur du restaurant est une réussite comme en témoigne l’augmentation du chiffre d’affaires de 20 % à l’issue de l’exercice 2004.

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