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Elle reprend un salon de thé pour en faire une boutique de prêt à porter pour femmes

Par Sophie MENSIOR - Le 01 / 02 / 2010
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Elle reprend un salon de thé pour en faire une boutique de prêt à porter pour femmes Après quelques années comme vendeuse, Brigitte Berberian voulait voler de ses propres ailes et avoir sa boutique. Depuis septembre dernier, elle a ouvert à Sceaux un magasin de prêt-à-porter pour femmes, spécialisé dans les grandes tailles.

D’origine arménienne, née à Istanbul, Brigitte Berberian arrive en France à l’âge de 11 ans. Après des études de comptabilité, elle s’oriente vers le commerce et devient vendeuse. Puis elle se marie et s’arrête de travailler pour élever ses 3 enfants. Elle aide ensuite son mari, qui s’est mis à son compte comme retoucheur. Mais à un moment donné, elle ressent l’envie de réaliser un projet par elle-même, en dehors de son mari et de ses enfants.
Elle souhaite ouvrir un magasin de vêtements pour femmes, là où elle réside, à Sceaux. Elle choisit ensuite les marques, qu’elle veut vendre, que l’on ne trouvait pas jusqu’alors dans la commune des Hauts de Seine : Karting, Marina Rinaldi, Persona, Elena Miro…Et qui ont la particularité de proposer des grandes tailles.
Brigitte Berberian se met alors à la recherche d’un emplacement, une phase qui dure de un an et demi à 2 ans. Finalement, elle repère un salon de thé marocain, situé place de Brühl, à côté de la rue Houdan, artère la plus commerçante de Sceaux et qui fait figure de rue numéro 1. Elle reprend le bail pour un montant de 80 000 euros, et entame des travaux, pour un coût de 15 000. Tout est refait à neuf, dans des couleurs claires.
Pour financer la reprise, elle dispose d’un apport de 18 000 euros, qui a servi à payer les travaux, et emprunte 85 000 à sa banque, afin d’avoir un peu de marge. « J’ai rencontré une seule banque, qui est la mienne et celle de mon mari, il m’a fallu les convaincre car ils n’étaient pas favorables à un commerce de prêt-à-porter. J’ai réussi grâce au choix des marques », indique-t-elle. « Le moment le plus difficile a été d’attendre la réponse de la banque. Mais, ajoute-t-elle, j’ai eu beaucoup de chance que ce soit celle de mon mari ». Une situation qui a sans doute joué en sa faveur…

« Ce n'était pas le bon moment pour démarrer mais je me suis lancée quand même »

Elle rebaptise sa boutique du nom d’Ar’mony, en référence à ses origines, son prénom en arménien s’intitulant Arpi. Elle ouvre le 11 septembre dernier, en pleine période de crise. « Ce n’était pas le bon moment  pour démarrer, mais je me suis lancée quand même, c’était le moment où jamais », raconte-t-elle.
Pour l’instant, le chiffre d’affaires réalisé correspond à peu près au budget prévisionnel, un peu en dessous.
Brigitte Berberian est confiante : « Nous avons des échos favorables et un bon bouche à oreille », mentionne-t-elle. Son objectif : attendre 2 à 3 ans que la boutique soit bien installée et stabilisée et ensuite ouvrir un autre magasin dans le même style, en se rapprochant si possible de la rue Houdan…

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