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Elle reprend une pâtisserie dépôt de pain : un ange au fourneau

Par Sophie MENSIOR - Le 25 / 02 / 2008
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Elle reprend une pâtisserie dépôt de pain : un ange au fourneau Véritable ambassadrice de l’art culinaire, Ange Sevestre a repris, avec son mari, une pâtisserie-dépôt de pain à Limeil-Brévannes en 2000. Encouragé par la réussite de cette reprise, le couple a depuis revendu et racheté une pâtisserie-restaurant à Créteil en 2002.

Lorsqu'Ange retrouve son amour de jeunesse, David, pâtissier de profession, c’est le déclic ! “Nous nous sommes aperçus que nous avions toujours les mêmes envies et objectifs, à savoir ouvrir une pâtisserie-salon de thé-restaurant. C’était le bon moment d’accomplir notre rêve”, raconte-t-elle. Mais le couple manque de moyens financiers.

Coincés, ils décident de racheter une pâtisserie-dépôt de pain à Créteil en dépit de bilans peu encourageants : “Nous savions ce que nous valions professionnellement, assure Ange. Et puis c’était bien de démarrer tout petit, car cela nous a permis de voir les pièges à éviter. Il y avait presque tout à faire !” Il leur faut néanmoins trouver 20 000 euros pour racheter le fonds. Et même si le montant peut paraître modeste, ils rencontrent de grosses difficultés pour convaincre une banque de leur prêter cette somme.

« Même si nous gagnions mieux notre vie comme salariés, là nous apportons quelque chose à notre métier. »

Mais leur détermination va payer : lui travaillera à la pâtisserie, elle à la partie traiteur, la sauce prend : “Ça a marché du feu de dieu !” s’exclame-t-elle. Et ce, en dépit d’un mauvais emplacement : “C’est notre amour du travail qui nous a permis de réussir, estime-t-elle. Les clients venaient de loin.” Cependant, ils se sentent à l’étroit dans cette petite boutique. Ils lorgnent depuis longtemps sur une pâtisserie-traiteur-chocolaterie, mieux placée et plus importante. Six mois de négociations seront nécessaires, avec un nouveau prêt intégral à la clé, pour qu’ils en deviennent propriétaires.

C’était le rêve de mon époux, confie Ange. On a vendu la pâtisserie en janvier 2002 et en octobre on était à la tête de cette entreprise de six salariés.” En trois ans, le nombre d’employés a triplé et le chiffre d’affaires, qu’elle préfère ne pas communiquer, a doublé. Rebaptisée Douceurs d’Ange, la boutique, remarquablement bien décorée, fait florès. Le pari est réussi. La recette du succès : la passion.

Autant mon mari que moi, nous sommes des passionnés. Nous étudions les recettes, nous échangeons avec nos partenaires, nous sommes très exigeants avec nous-mêmes, explique la jeune propriétaire. Même si nous gagnions mieux notre vie comme salariés, là nous apportons quelque chose à notre métier. Nous avons la chance de partager le quotidien de nos clients : quand ils mangent un gâteau d’anniversaire, je suis là !”

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