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Il reprend un magasin de sport à Dijon : un vrai challenge

Par Sophie MENSIOR - Le 10 / 07 / 2006
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Il reprend un magasin de sport à Dijon : un vrai challenge Titulaire d’un diplôme d'école de commerce, Laurent Travaillot a mis à profit ses compétences en marketing pour convaincre les banquiers de lui prêter l’argent nécessaire à la reprise du magasin Sport 2000 de Dijon.

Rien ne le prédestinait au métier de commerçant. Né à Dijon il y a 41 ans, Laurent Travaillot se destine, après son diplôme Sup de Co, à une carrière dans marketing. Mais à l’approche de la quarantaine, il décide de quitter Paris et opte pour un changement radical, le commerce. Il reprend le Sport 2000 de Dijon : « Mon frère en tenait un à Chalon sur Saône. J’ai de suite pensé qu’il y avait des synergies à jouer entre les 2 magasins, approfondit-il. Avec sa connaissance des fournisseurs, je savais qu’il allait me faire gagner 2 ans ».

« Nous avons conclu un partenariat avec la fédération de Bourgogne de ski et le club alpin français de Dijon »

Même si l’affaire ne présente pas de bons bilans, Laurent est persuadé de son potentiel d'autant que c’est le seul magasin généraliste sur Dijon : « L’offre est inférieure à celle de Chalon alors que la ville est 4 fois plus grande, justifie-t-il. La périphérie n’est pas très concurrentielle sur ce créneau ».
Reste à convaincre les banquiers que cette affaire en est une ! Avec une superficie de 800 m², l’affaire coûte quand même 1 100 000 euros, et l'apport personnel de Laurent se limite à 150 000 euros. Après de longues semaines de tractations, 3 établissements bancaires finissent par accepter de lui prêter chacun une partie de la somme nécessaire : « Nous avons créé un pôle bancaire » résume-t-il.

Il s’agit désormais de (re)conquérir la clientèle dijonnaise. Un audit de l’achalandage laisse apparaître des faiblesses. L'accent est mis sur le matériel de montagne. Le recrutement n’est pas négligé, pas plus que la communication :  « Cela nous a coûté cher mais c’était nécessaire ».

Convaincu d’avoir fait le nécessaire pour redresser la barre, il a tablé sur une augmentation de 50% du chiffre d’affaires. Le pari est en passe d’être gagné : « La rentabilité se situe autour de 1,8 millions d’euros et nous y sommes presque, répond-t-il. L’objectif à court terme est d’atteindre les 2,5 millions. Avec une progression de 25% par an, c’est jouable ».

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