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Il reprend un restaurant à Nanterre

Par Sophie MENSIOR - Le 02 / 02 / 2009
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Il reprend un restaurant à Nanterre Doté d’une solide expérience, Ilidio Dias, a repris il y a un an, un restaurant de cuisine française situé à Nanterre. Confronté à un certain nombre de difficultés, il remonte aujourd’hui la pente dans un climat économique incertain.

Né au Portugal, Ilidio Dias arrive en France à l’âge de 16 ans. Très vite, il démarre dans la restauration comme plongeur, dans une pizzeria à Asnières. Il y apprend la cuisine italienne, puis enchaîne les expériences avant de se mettre à son compte, en ouvrant un bar-brasserie à Puteaux.

Nouvelle étape de sa carrière, il reprend une pizzeria à Montesson, puis une autre au Pont d’Asnières, mais en raison d’un désaccord avec un associé, il vend l’affaire. Il cherche alors un autre établissement sur Paris, pas spécialement dans les Hauts de Seine. Par le biais d’une agence immobilière, il a un « coup de cœur » pour un restaurant situé dans le centre de Nanterre. Mais il mettra 7 mois à acheter car le précédent propriétaire hésite à vendre. 

L’agence arrange la reprise, l’accord se fait sur le prix et le fonds est racheté pour 210 000 euros. Ilidio Dias dispose d’un apport personnel de 130 000 euros, et il obtient un prêt de la banque HSBC de 170 000. Une somme qui lui permet de régler les frais d’agence, les honoraires de l’avocat et 6 mois de loyers d’avance. « Je n’ai pas eu de problèmes pour obtenir mon prêt, raconte Ilidio Dias. Mon expérience a convaincu le banquier, d’autant que je suis propriétaire d’un appartement à Puteaux, ce qui l’a rassuré »

Mais en salle, où intervient son associé d'alors, cela ne se passe pas comme il le souhaiterait et le restaurant «La Villa» connaît un passage difficile. La clientèle déserte l’établissement. « Ce fut 3 mois de souffrance », se souvient Ilidio Dias. Au bord de la faillite, il décide de se séparer de son partenaire.

« Je n'ai pas eu de problème pour obtenir mon prêt. Mon expérience a convaincu le banquier »

En juillet 2008, il démarre une nouvelle association (à 50/50) avec Eva Rodrigues, qui avait déjà travaillé pour lui en 2000, et qui reprend les parts du précédent partenaire. Depuis, la situation s’améliore et la clientèle revient. Le bouche à oreille joue un rôle non négligeable.

Ilidio tire le bilan de cette première année : « ce fut difficile », estime-t-il. Pour 2009, faire des prévisions s’avère délicat car pour l’instant l’activité est irrégulière. « Un jour, c’est bien ; un autre jour, c’est moins bien ». S’il aime son métier, il constate que les habitudes de consommation des clients sont en train de changer.

Mais stimulé par la concurrence qui règne autour de l’établissement, et par la clientèle qui revient, le restaurateur compte bien réussir son pari.

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