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Il reprend une entreprise d'aménagement intérieur de bateaux

Par Sophie MENSIOR - Le 13 / 12 / 2010
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Il reprend une entreprise d'aménagement intérieur de bateaux Après 23 ans passés dans le groupe papetier Clairefontaine, Thierry Genais vient de reprendre une affaire d’aménagement intérieur de bateaux. L’occasion de découvrir les spécificités du nautisme et aussi d’endosser le costume de chef d’entreprise.

 Il avait toujours eu envie de créer sa propre affaire et de devenir autonome. Depuis septembre dernier, avec la reprise d’une entreprise d’aménagement intérieur de bateaux, Thierry Genais a pu réaliser son rêve en conjuguant sa passion de la voile et du monde nautique. Pourtant rien ne le prédisposait au départ à rejoindre cet univers.
Après 23 ans passés au sein du groupe papetier Clairefontaine, où il occupe différentes fonctions, il négocie son départ en juillet 2008, en raison de désaccords en interne.
« J’avais envie de vendre un produit dont j’avais la maîtrise de la fabrication », raconte-t-il. Avec l’aide d’amis experts-comptables, il se met à la recherche de sociétés intervenant dans le bois ou dans le cuir. Finalement, il repère une société qui réalise des coussins, des revêtements pour les coques de bateaux, implantée à la Rochelle, là où il réside avec sa famille. Or l’entreprise n’est pas à vendre. Il rencontre cependant son dirigeant, âgé de 60 ans, pour lui faire part de son intérêt. « Il n’était pas forcément vendeur, mais il était à l’écoute », se souvient Thierry Genais.
Finalement, les négociations démarrent, elles dureront 1 an. Elles portent d’abord sur l’évaluation du prix de l’affaire. Le cédant le laisse ensuite intégrer l’entreprise quelques jours par mois pendant quelques temps pour voir s’il est réellement intéressé par l’affaire.

« Je n'ai pas assez de personnel pour satisfaire mes nouveaux clients »

Thierry Genais met à profit toute cette période pour se remettre à niveau, en effectuant des stages à la Chambre de Métiers. Commence alors pour le repreneur un "parcours du combattant ", selon ses propres termes, vis-à-vis des banques et des organismes d’aides. Car celui-ci cumule plusieurs handicaps : il ne connaît pas ce métier, la société avait un portefeuille de clients très restreint et le secteur du nautisme était quasi-sinistré. La situation finit par se décanter. Deux banques acceptent de le financer, après le rachat de la société grâce à ses propres capitaux.
Aujourd’hui l’affaire redémarre, Thierry Genais a pu garder les six salariés, il a déjà embauché quelqu’un et recrute une autre personne. « En participant au salon du Grand Pavois de La Rochelle, j’ai immédiatement engrangé de nouveaux clients. Je n’ai pas assez de personnel pour les satisfaire », indique-t-il. Avec un coup d’accélérateur sur la production, les journées sont longues et les nuits sont courtes pour le repreneur . « C’est un bonheur pour moi, j’engrange tellement de connaissances. Avant cette reprise, je me sclérosais », tient-il à préciser.

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