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Ils rachètent un camping et le relancent en famille à Touzac

Par Sophie MENSIOR - Le 30 / 11 / 2007
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Ils rachètent un camping et le relancent en famille à Touzac Lassée de la vie de bureau et du quotidien parisien, Marie-France Lebranchu a choisi la liberté et l’aventure familiale en reprenant un camping à Touzac dans le Lot. Récit d’une reconversion réfléchie et réussie.

Après avoir consacré 23 ans à travailler dans le secteur bancaire à Paris, Marie-France Lebranchu aspire, avec son époux, à changer de métier. Mais aussi de région. Direction le Sud où son fils David est installé dans le Tarn depuis deux ans : “Il travaillait dans le secteur du tourisme et avait envie de créer quelque chose. C’est alors que l’idée de reprendre un camping nous est venue”, raconte-t-elle.

La prospection se fait par Internet dans le Lot, l'Aveyron, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne. Au total, plus de 300 mails sont envoyés. Sur la dizaine de réponses reçues, trois retiennent leur attention. Soucieux de faire le bon choix, les époux Lebranchu ne se contentent pas du descriptif et “missionnent” leur fils et sa compagne pour “expertiser” les terrains. Aucun ne les emballe, y compris celui de Touzac.

“Le site nous a plu, mais le camping n’était absolument pas mis en valeur : les bâtiments étaient sales, l’entretien était à revoir et le propriétaire, qui n’arrivait pas à le vendre, était complètement désabusé, et nous a reçus négligemment”, se rappelle Sophie, la compagne de David, associée au projet.

« Même si le chiffre d'affaires était en perte de vitesse, nous avions décelé le potentiel de ce camping. »

Las de ne pas trouver la perle rare, ils reconsidèrent, après réflexion, leur jugement, en s’appuyant sur ses atouts : emplacement en bordure du Lot, prix abordable, bar avec licence IV, magasin : “Il fallait dépasser le premier a priori”, concède Sophie. Conscients d’avoir peut-être trouvé l’objet de leur convoitise, ils insistent pour que les parents Lebranchu viennent sur place pour avoir un autre avis.

Bien que le CA soit en baisse depuis 3 ans, tout le monde est d’accord pour acheter : “Nous avions décelé le potentiel de ce camping. En outre, le propriétaire connaissait des problèmes de santé ce qui l’a amené à nous faire une ristourne de 300 000 francs ”, poursuit-elle. Pour 2 millions de francs, la promesse de vente est signée. Mais devant le refus des banques d’accorder un prêt, la famille décide de financer entièrement le projet en vendant ses biens.

Il ne reste plus qu’à convaincre les clients que le changement de propriétaire va s’accompagner d’un profond lifting. Pour y parvenir, un courrier est envoyé aux anciens clients, la brochure du camping est changée, la piscine remise à neuf et un site Internet créé. L’affaire n’étant pas à même de supporter l’embauche d’employés, chacun met la main à la pâte.

La cohésion s’avère le maître-mot de cette aventure : “C’est avant tout un état d’esprit. Il faut être disponible en permanence et offrir des activités diverses et variées à notre clientèle, ajoute-t-elle. Après avoir développé la restauration rapide maison avec les pizzas et hot dogs, nous avons organisé des randonnées “terroir” afin d’optimiser cette belle région dans laquelle nous avons élu domicile.”

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