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Ils transforment un bar en restaurant à Colombes

Par Sophie MENSIOR - Le 06 / 10 / 2008
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Ils transforment un bar en restaurant à Colombes Avec sa femme d’origine irlandaise, Subath Thudawe, cuisinier sri lankais, a repris un bar à Colombes, pour en faire un restaurant de cuisine française. Une mission difficile qu’ils sont en passe de réussir.

Sri Lankais de naissance, Subath Thudawe arrive en France à l’âge de 21 ans. Débutant comme plongeur, il gravit tous les échelons de la restauration pour devenir cuisinier. A la suite d’un licenciement économique, il décide avec sa femme, issue d’un tout autre univers, d’ouvrir une affaire ensemble.

Ils dénichent un bar portugais à Colombes, « un peu boui-boui », et ont le coup de cœur pour cet endroit. D’autant que le propriétaire du fonds de commerce est pressé de vendre, le précédent occupant, en location gérance, ayant du mal à payer ses loyers. 

Le fonds coûte 50 000 euros et des travaux sont à prévoir. Disposant d’un apport personnel de 25 000, le couple cherche à en emprunter 38 000. Mais les portes se ferment, aucune banque ne veut leur accorder ce crédit. "La situation s’est débloquée lorsque la plate-forme Hauts de Seine Initiative nous a accordé un prêt d’honneur de 16 000 euros", indique Subath Thudawe. Confortée par ce premier apport, la Bred leur prête alors la somme demandée.

Les travaux, qu’ils réalisent seuls, avec l’aide de la famille et de quelques amis motivés par le projet, peuvent alors commencer. Ce qui leur coûte 30 000 euros. Le logo est trouvé, le nom du restaurant, puis la décoration en découle. Avec un choix de proposer aux clients de la gastronomie française avec une pointe de cuisine sri lankaise.

« La situation s'est débloquée lorsque la plate-forme Haut de Seine Initiative nous a accordé un prêt d'honneur de 16 000 euros »

Il s’agit alors de remonter l’image quelque peu négative du prédécesseur, qui perturbait le quartier résidentiel. Au point qu'un arrêté préfectoral de fermeture de l’établissement, pour tapage nocturne et manque au respect de l’hygiène, compromet un instant la transmission de l'entreprise. Mais avec l’aide des soutiens économiques locaux, l’arrêté de fermeture est annulé et le restaurant peut ouvrir comme prévu.

Il faut séduire une nouvelle clientèle, et faire fuir « les piliers de bar »,
qui avaient l’habitude de fréquenter l'établissement précédent. Le jeune couple s’y emploie et dès l’ouverture, la clientèle est au rendez-vous. Ce sont des gens qui travaillent dans le quartier à l’heure du déjeuner et le soir des résidents locaux.

« Nous avons un objectif de 150 000 euros de chiffre d’affaires pour la première année et nous sommes dans le prévisionnel », assure le restaurateur. Compte-tenu de ces premiers bons résultats, il envisage d’être rentable à partir de 2009. Le couple ne compte pas en rester là et projette d’ouvrir un restaurant plus grand d’ici deux à trois ans.

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