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La secrétaire devient commerçante en prêt-à-porter à Montrouge

Par Sophie MENSIOR - Le 23 / 04 / 2007
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La secrétaire devient commerçante en prêt-à-porter à Montrouge Sans expérience dans le commerce, Véronique Covillers a pourtant repris un magasin de prêt-à-porter féminin à Montrouge. Pour combler ses lacunes, elle n’a pas hésité à solliciter l’aide de la cédante.

C’est sur les planches que Véronique s’imaginait. Prévoyante, elle avait toutefois en partie assuré ses arrières, en décrochant un baccalauréat F8, spécialisé dans le secrétariat médical. Bien lui en a pris puisqu’elle se retrouve à 22 ans sur le marché du travail avec ce maigre bagage.

Durant quatre ans, elle multiplie les expériences de secrétariat dans différentes entreprises de la région parisienne sans trouver, loin s’en faut, son bonheur : “ Il fallait tout faire, on s’en prenait plein la tête avec les clients au téléphone, se souvient-elle. En plus, j’avais du mal avec l’autorité”.

Elle se tourne alors vers la restauration, ce qui lui permet de s’occuper des enfants qu’elle vient de mettre au monde. Après avoir suivi une formation de peinture sur porcelaine, par le biais de l’Anpe, elle se rend malheureusement compte, à la naissance de son 3ème enfant, que le métier d’artiste n’est pas très lucratif. L’idée d’être indépendante lui apparaît alors comme l’option la plus crédible.

« La présence de la cédante m'a permis de comprendre le fonctionnement de la boutique et de faire connaissance avec la clientèle »

C’est par relation que la situation va se décanter. Informée par ses parents de la mise en vente d'une boutique de prêt à porter à Montrouge, dont la cédante est l'une de leurs amies, Véronique étudie les bilans et décide de se jeter à l'eau. Mais la partie financière n’est pas gagnée d'avance. L’affaire a un prix : 130 000 euros pour un CA de 260 000 €. Véronique réussit à faire baisser le prix à 122 000 euros.

Pour réunir la somme, elle peut compter sur 23 000 € prêtés par ses parents. Puis elle sollicite un prêt de 76 220 euros auprès de la banque de son père qui s’avère être aussi celle de la vendeuse. Pour les 23 000 € manquants, elle utilise un procédé très peu usité, les billets de fond : “J’ai remboursé pendant deux ans un crédit gratuit directement auprès de la cédante”, explique-t-elle.

La propriétaire a, par ailleurs, une autre exigence : elle ne veut pas laisser la boutique à n’importe qui. Pour la rassurer et pour se familiariser avec le commerce, Véronique décide de venir travailler 6 mois avant la passation de pouvoir : “Cette période m’a permis de comprendre le fonctionnement du magasin, de faire connaissance avec la clientèle, reconnaît-elle. La cédante est même restée trois mois après la vente”.

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