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Le couple, -franco-canadien-, reprend une boucherie à Nantes

Par Sophie MENSIOR - Le 14 / 04 / 2014
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Le couple, -franco-canadien-, reprend une boucherie à Nantes

Elle est québécoise, lui français. En reprenant il y a un an, une boucherie à Nantes, ils ont réalisé leur rêve d’avoir un projet en commun. Depuis le couple peut mettre à profit ses compétences complémentaires afin de développer la boutique.

« C’était notre rêve depuis toujours : avoir un projet en commun », raconte Natacha Puech. Québécoise, originaire du New-Brunswick, elle effectue ses études à Montréal. Alors qu’elle dirige une société de formation, elle rencontre son futur mari, Vincent, un français venu y  reprendre une boucherie. « Cela n’a pas été une très bonne expérience car les canadiens ne consomment pas de la viande comme les Français : ils l’achètent en grande surface et ne la cuisinent pas de la même façon », raconte Natacha. 

Le couple décide de venir s’installer en France et Vincent, qui avait déjà exercé son métier dans d’autres établissements, parfait son apprentissage du métier, dans une boucherie à Suresnes. Ils ressentent l’envie d’avoir leur propre boutique. « Nous voulions reprendre une boucherie en dehors de Paris pour avoir une vie plus tranquille », indique Natacha.  

Pour des raisons personnelles, ils ciblent Nantes, « une ville dynamique et qui bouge », et portent leur choix sur une boutique « un peu vieillotte » mais dans un quartier commerçant, situé sur axe passant. « C’est un quartier plutôt résidentiel, qui a fait l’objet d’un réaménagement il y a une dizaine d’années", souligne Natacha.

« Le cédant était pressé de vendre car il avait déjà un autre projet  »

Alors que le fonds de commerce est mis en vente au prix de 140 000 euros, le couple fait une offre à 109 000 €, qui est acceptée ! « Le cédant était pressé de vendre car il avait déjà un autre projet », raconte Natacha Puech. Là où l’affaire se complique, c’est que le couple ne dispose d’aucun apport…Mais la situation va rapidement s’arranger. D’emblée, le vendeur leur propose un prêt à titre personnel de 15 000 €, puis ils en obtiennent 120 000 de la banque et décrochent un prêt personnel  de 10 000 euros du Crédit Mutuel Solidaire. Pour compléter l’ensemble, le couple se voit attribuer également un prêt de 6000 € de la part de France Active, soit une enveloppe globale de 151 000 euros.

La reprise est signée à la mi-avril 2013 pour une ouverture le 4 mai suivant. Le changement de propriétaire est aussitôt annoncé afin de bien se démarquer de l’ancienne équipe. « Nous avons beaucoup misé sur la devanture », indique la jeune chef d’entreprise.

Comment se répartissent les tâches au sein du couple ? Natacha gère les aspects administratifs, les opérations marketing et le site Web. Quant à Vincent, il exerce  son métier de boucher, s’occupe des achats, de la sélection des fournisseurs.

En ce qui concerne l’affaire, elle tourne plutôt bien et ne connaît pas la crise puisqu’elle affiche un chiffre d’affaires de 20 % supérieur aux prévisions. Du coup,  l’équipe s’est étoffée pour répondre aux besoins des clients.

Les époux ont d’autres projets comme celui de racheter les murs à l’ancien propriétaire. En attendant, parents d’un petit garçon, ils essaient de concilier au mieux vie professionnelle et vie familiale, ce qui n’est pas toujours facile. « Avoir une bonne équipe facilite le travail », témoigne Natacha Puech.

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