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Les bijoux de la bohème

Par Sophie MENSIOR - Le 20 / 11 / 2007
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Les bijoux de la bohème Amoureux des voyages, Christophe Goussal a réussi à mêler l'utile à l'agréable en proposant, dans la bijouterie qu'il vient de racheter à Nancy, des pièces en provenance d'Amérique centrale. Bijoux qu'il choisit lui-même lors de ses nombreux déplacements outre-Atlantique.

Amoureux des voyages, c’est au cours d’un périple en Amérique centrale que sa vie va basculer : "J'ai rencontré au Nicaragua une femme qui vendait des bijoux, raconte-t-il. C'est alors que j'ai eu l'idée d'exporter le concept aux marchés nocturnes du Var." Mais le défi ne s'annonce pas simple vu la complexité de l'acheminement des bijoux depuis le Mexique, premier producteur d'argent au monde.

Pour se constituer un solide réseau de fabricants, Christophe se rend à plusieurs reprises sur place : "Il a fallu du temps pour gagner la confiance des gens sur place et réciproquement ", se souvient-il. Gros atout, Christophe parle couramment l'espagnol : "Sinon, je me serais fait rouler dans la farine, estime-t-il. Fort de la compréhension de la langue, j'ai pu être très exigeant sur la qualité."

Sa persévérance est récompensée puisque rapidement, son business prend de l'ampleur : "J'ai progressé en multipliant les marchés et foires. Il faut dire que j'étais très compétitif sur les prix, poursuit-il. J'ai également eu la chance d'avoir un chalet de Noël à Nancy puis une place à la Foire Expo de Metz l'année d'après."

« Les banques demandaient à mes parents d'être caution hypothécaire, ce que j'ai catégoriquement refusé. »

Bien que satisfait, notamment financièrement, de sa petite “entreprise”, Christophe se lasse de ce quotidien rythmé par des réveils très (trop?) matinaux : "J'arrivais à un âge, 33 ans, où la vie de marché n'était plus adaptée à mes aspirations qui étaient de fonder une famille", s'explique-t-il. Pas question toutefois d'abandonner son commerce de bijoux.

Christophe se met alors en quête d'une affaire à reprendre sur Nancy, où sa clientèle constitue une base solide pour démarrer. Ses recherches l'amènent à s'intéresser à la bijouterie Tango de la rue du Pont-Mouja, où sont implantés de nombreux indépendants : "Cet endroit est adapté à tous les budgets, ce qui correspond tout à fait au style de bijoux que je veux proposer et à la clientèle que je veux toucher " argumente-t-il.

Reste qu’il n'est pas intéressé par les… marques que vend la cédante ! Qu'à cela ne tienne, il se porte donc acquéreur uniquement du bail commercial qu'il négocie à 110 000 euros agencement de la boutique inclus, contre les 120 000 demandés initialement. Ne disposant que d'un apport personnel de 20 000 euros, il a besoin d’un prêt de 130 000 euros pour financer son achat et ses premiers frais d'installation.

C'est la douche froide : "J'ai sollicité six établissements bancaires et essuyé autant de refus, enrage-t-il encore aujourd'hui. Ils ne croyaient pas suffisamment en mon projet et demandaient que mes parents se portent caution hypothécaire, ce que je refusais catégoriquement. " Il parvient enfin à ses fins avec la banque de la cédante qui lui fait confiance en se contentant du nantissement du fonds de commerce.

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